Visite de Péladeau à Cap-Chat: un blogueur évincé par la police

Le blogueur P.A. Beaulieu est un ardent défenseur... (Photo tirée de Facebook)

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Le blogueur P.A. Beaulieu est un ardent défenseur des armes à feu et est passionné du tir à la cible.

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Johanne Fournier

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Cap-Chat) Le blogueur P.A. Beaulieu de Sainte-Anne-des-Monts a fait l'objet d'une intervention policière, vendredi, lors de la visite à Cap-Chat du candidat à la direction du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau. Dès l'arrivée de M. Péladeau, des agents de la Sûreté du Québec (SQ) lui ont demandé de quitter les lieux.

L'homme, connu pour ses positions libertariennes et adepte des armes à feu, tient des propos souvent fort calomniants sur Pascal Bérubé, qu'il traite de «guidoune», que ce soit sur son blogue ou sur sa page Facebook. Il accuse le député de Matane-Matapédia de lui avoir fait perdre son emploi d'animateur radiophonique en 2011 à la station locale CJMC. Pour justifier son renvoi, son employeur avait invoqué des menaces de poursuites qui auraient été envisagées par le parlementaire à l'endroit de la station. En août 2012, un arbitre a reconnu que l'animateur avait été injustement congédié en vertu du Code canadien du travail.

En se rendant au déjeuner auquel prenait part M. Péladeau dans un restaurant de Cap-Chat, le blogueur affirme qu'il n'avait aucune intention de perturber l'activité. «Je voulais lui remettre une copie du jugement qui prouve que c'est à cause de Pascal Bérubé que j'ai perdu mon emploi, raconte Paul-André Beaulieu. Je voulais l'attendre à la sortie. Je l'avais annoncé sur ma page Facebook.

«En sortant de la cour chez nous, je me suis aperçu que j'étais suivi, continue-t-il. Je me suis stationné à l'endroit où se tenait la rencontre. J'ai préparé mon appareil photo. Immédiatement, un char fantôme de la police s'est stationné à 8 ou 10 mètres de mon véhicule. Deux agents en sont sortis. Ils m'ont demandé ce que je faisais là. Ils m'ont dit que c'était une rencontre privée. Ils m'ont demandé d'ouvrir une boîte qui était sur le siège d'en arrière. J'aurais pu exiger un mandat. Je les ai avertis que je sortais un Exacto pour ouvrir la boîte. C'était des tuiles de céramique. Ils m'ont demandé de quitter. J'ai pas insisté.»

«Rien fait d'illégal»

Selon lui, les policiers ont été courtois. «Mais de me faire suivre par eux et de passer pour le pire des bandits, il y a des limites, estime-t-il. C'est vrai que j'ai des armes de poing, mais elles sont enregistrées. Je suis légal. Je suis un brasseux de marde et un baveux, je l'assume. Mais j'ai jamais rien fait d'illégal.»

Pour sa part, le député Pascal Bérubé, qui accompagnait Pierre Karl Péladeau à Cap-Chat, assure qu'il ne s'agissait pas d'une assemblée privée, mais bien publique. Questionné à savoir s'il avait demandé à la SQ d'évincer le blogueur, il répond qu'il ne fait jamais de commentaires sur la sécurité entourant ses déplacements ou ceux d'autres politiciens. «J'ai jamais demandé son congédiement», a-t-il ajouté du même souffle.

Du côté de la SQ, l'agent d'information refuse de confirmer si les policiers avaient reçu la consigne de surveiller et d'expulser P.A. Beaulieu.

«Pour protéger l'intégrité de nos interventions policières, on ne dévoile pas nos façons de faire pour assurer la sécurité du public, explique Claude Doiron. Mais ça va de soi qu'une garde rapprochée soit exercée autour d'un politicien.»

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