Le «bourreau de Saint-Sauveur» reconnaît sa culpabilité pour sévices

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Selon le résumé des faits lus au juge, Raymond Vézina punissait ses victimes à coups de poings, de pieds et aussi en se servant d'une pompe à toilette, d'un balai, d'une palette de bois et d'une ceinture.

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(Québec) Raymond Vézina, qualifié de bourreau de Saint-Sauveur, lors de son arrestation, a reconnu vendredi matin avoir battu cinq jeunes victimes sur une quinzaine d'années.

Petit homme de 75 ans à la courte barbe blanche, Vézina devait subir son procès devant jury dans quelques jours pour 36 accusations de sévices sur sept victimes, des délits commis dans le quartier Saint-Sauveur à Québec, entre 1968 et 1981.

Il a choisi de plaider coupable à une dizaine d'accusations de voies de fait ayant causé des lésions corporelles à cinq victimes.

À la suite de l'enquête préliminaire et de rencontres avec une des plaignantes, le ministère public a dû conclure qu'il n'avait pas de preuve à offrir sur une vingtaine d'accusations, dont les plus graves, de nature sexuelle.

Selon le résumé des faits lu au juge Bernard Lemieux, l'accusé Raymond Vézina punissait ses victimes à coups de poings, de pieds et aussi en se servant d'un débouchoir à ventouse, d'un balai, d'une palette de bois et d'une ceinture.

L'une des victimes, le principal souffre-douleur de Vézina, a été rouée de coups durant 13 ans. À l'âge de huit ans, le garçon a commencé à inhaler de la colle. Il a toujours eu des troubles d'apprentissage et de personnalité.

Toutes les victimes ont dit avoir été marquées par cette violence constante et souffrir de multiples lésions psychologiques. Au moins deux victimes ont eu des problèmes de toxicomanie.

La fille d'une des victimes était présente dans la salle d'audience lors de la réponse à l'accusation. Visiblement bouleversée, la jeune femme se tordait les mains en fixant l'accusé.

L'avocate de Raymond Vézina, Me Caroline Drolet, paraissait loin d'être ravie de voir le résumé des faits déposé au dossier de la cour et, donc, devenir public. «On ne peut malheureusement pas faire autrement», a-t-elle commenté.

Les parties se retrouveront devant le juge Lemieux le 5 mars pour les observations sur la peine.

Raymond Vézina a été arrêté le 14 juin 2013 et n'avait jamais pu obtenir de remise en liberté provisoire. Il a changé d'avocat plusieurs fois en cours de procédures.

Son enquête préliminaire s'est tenue cet été; certains parmi les sept plaignants avaient dû témoigner.

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