Le décès d'un skieur de Pont-Rouge en Gaspésie en 2013 demeure inexpliqué

Dans son rapport, le coroner Jean-François Roy de... (Photothèque Le Soleil)

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Dans son rapport, le coroner Jean-François Roy de Sainte-Anne-des-Monts pose plusieurs questions qui demeurent sans réponse en ce qui a trait au décès de Bertrand Marcotte (photo) dans le Parc national de la Gaspésie en février 2013.

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Johanne Fournier

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Sainte-Anne-des-Monts) Selon le bureau du coroner, la cause du décès de Bertrand Marcotte dans le Parc national de la Gaspésie en février 2013 ne fait aucun doute : le skieur de Pont-Rouge est mort d'hypothermie. Cependant, les circonstances et les facteurs ayant contribué à son décès demeurent inexpliqués. Dans son rapport d'investigation, le coroner Jean-François Roy de Sainte-Anne-des-Monts pose plusieurs questions qui demeurent sans réponse.

Le corps gelé du skieur avait été découvert cinq jours après que sa disparition eut été rapportée. La dépouille de M. Marcotte était recouverte d'environ 8 cm de neige, face contre terre, les deux mains placées sous la poitrine, l'une d'elles sans gant. À environ 15 mètres de là se trouvait sa paire de skis plantée en X et son sac à dos, comportant plusieurs articles utiles à la survie en forêt, dont de la nourriture, des vêtements, un sac de couchage et un appareil de positionnement en cas d'avalanche. Le corps gisait à quelques kilomètres de l'endroit où le skieur avait été vu pour la dernière fois par un randonneur et du refuge où il devait aller rejoindre les membres de son groupe.

Le prospecteur de 37 ans était en bonne forme physique. Il était expérimenté dans la pratique sportive en milieu éloigné. Il avait d'excellentes connaissances de séjour en nature et des méthodes d'orientation. Il avait déjà fait cinq à six séjours dans le Parc de la Gaspésie. Bertrand Marcotte était réservé et solitaire, préférant souvent faire bande à part et se déplacer seul. Il n'était cependant pas connu comme étant téméraire.

Le 17 février 2013, il a demandé aux sept personnes de son groupe de partir sans lui vers le refuge où il allait les retrouver plus tard. Après 32 heures, la Sûreté du Québec a été avisée de sa disparition. Le 23 février, ce sont des randonneurs qui ont fait la macabre découverte.

«M. Marcotte a-t-il voulu faire un détour? A-t-il commis une erreur de trajet ou s'est-il perdu? Pourquoi n'a-t-il pas utilisé les peaux de phoque sur ses skis afin de préserver ses forces? Pourquoi ne s'est-il pas servi de son matériel de survie en forêt?» Voilà autant de questions posées par Me Jean-François Roy dans son rapport et pour lesquelles il n'obtiendra jamais de réponse. Le coroner souligne toutefois que certains facteurs étaient contrôlables, tels que le délai avant d'aviser les autorités de sa disparition ainsi que l'habitude de M. Marcotte de skier en solitaire et de ne pas suivre son groupe.

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