Fraude sur fond de diamants

Piyau a été arrêté le 2 janvier à... (Archives AFP)

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Piyau a été arrêté le 2 janvier à la frontière canado-américaine. Il a comparu vendredi au palais de justice de Québec.

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(Québec) Un faux prospecteur minier, Brice-Arsène Piyau, est accusé d'avoir floué un couple de Neuville pour plus de 1 million $ en leur faisant miroiter des diamants et de l'or venus d'Afrique.

Brice-Arsène Piyau, un étudiant en théologie à l'Université Laval, a connu Mario Boilard, un entrepreneur en construction, en 2006. Piyau est devenu le locataire de Boilard dans un immeuble à Lévis et les deux hommes ont noué une relation d'amitié.

Au fil du temps, l'homme originaire de la République centrafricaine convainc son ami d'investir dans la mine artisanale de sa famille et de se lancer dans la prospection et l'importation de diamants et d'or. En cours d'opération, Piyau dit avoir besoin de capitaux pour faire libérer les métaux et les pierres précieuses coincés aux douanes.

Des centaines de milliers de dollars auraient été investis par Mario Boilard et sa conjointe dans l'entreprise de prospection de l'accusé.

Selon le jugement de faillite, Brice-Arsène Piyau encaisse les sommes dans ses comptes bancaires personnels et les transfère en Centrafrique, pays voisin du Cameroun et du Soudan.

De plus, Piyau néglige de payer son loyer et accumule une dette de 44 000 $ envers son propriétaire.

Mario Boilard, maintenant résident de Neuville, comprend qu'il ne reverra pas la couleur de son argent et porte plainte à la Sûreté du Québec en 2010.

L'entrepreneur a aussi entrepris et gagné un recours civil contre Brice-Arsène Piyau. Il s'est même rendu avec sa conjointe jusqu'en Afrique pour tenter de récupérer son bien. Mario Boilard est décédé à l'âge de 56 ans, le printemps dernier.

Piyau fait faillite en 2011. Il est condamné à payer 100 000 $ à tous ses créanciers, notamment l'Agence du revenu du Canada et Revenu Québec, une fraction de sa dette de 1,3 million $.

Risque de récidive

«Les créanciers du débiteur seraient en droit de s'attendre à être remboursés ne serait-ce que partiellement, alors que le débiteur n'est nullement préoccupé à les rembourser, écrit la registraire Me Louise Vien, dans son jugement de février 2013. Le risque de récidive du débiteur envers le fisc et envers d'autres investisseurs est élevé.»

Ciblé par un mandat d'arrestation depuis l'automne, Piyau a été arrêté le 2 janvier à la frontière canado-américaine. Il a comparu vendredi au palais de justice de Québec et devrait subir son enquête sous cautionnement au cours des prochains jours.

Toute personne qui possède de l'information peut contacter la Sûreté du Québec au 1 800 659-4264.

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