Attentats à Paris: plus de 200 000 personnes manifestent en France

À Nice, au moins 23 000 manifestants étaient comptabilisés.... (PHOTO VALERY HACHE, AFP)

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À Nice, au moins 23 000 manifestants étaient comptabilisés.

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Agence France-Presse
Paris

Près de 230 000 personnes manifestaient samedi dans plusieurs villes françaises en hommage aux 17 victimes des attaques qui ont endeuillé la France ces derniers jours, selon un décompte de l'AFP.

Ces manifestations interviennent à la veille d'une marche gigantesque prévue à Paris avec la participation du président François Hollande et de nombreux dirigeants étrangers.

Le rassemblement le plus important a été enregistré à Toulouse (sud-ouest) où plus de 80 000 personnes ont défilé en un cortège silencieux, ponctué de salves d'applaudissements et constellé d'affichettes, notamment «Je suis Charlie» en hommage au journal Charlie Hebdo dont la rédaction a été décimée par un attentat mercredi.

«Je suis contre le racisme» « Je suis pour la laïcité», proclamaient également des affichettes des manifestants dans la ville meurtrie il y a près de trois ans par les sept meurtres commis en une semaine par l'islamiste radical Mohamed Merah.

À Nantes (ouest), ils étaient au moins 30.000, défilant derrière une banderole sur laquelle on pouvait lire «Vivre ensemble libres, égaux et solidaires».

À Pau (sud-ouest), au moins 30 000 personnes - près de 40 000 selon la mairie organisatrice du rassemblement - se sont retrouvées pour une marche silencieuse.

«C'est un formidable mouvement populaire (...) C'est beau et significatif, infiniment précieux», a déclaré à l'AFP le maire centriste François Bayrou.

La marche s'est déroulée à travers le centre-ville, derrière une large banderole proclamant «Nous sommes tous Charlie», tenue par des lycéens.

À Besançon (est), ils étaient plus de 20 000, à Orléans (centre) plus de 22 000.

À Nice, dans le sud-est, au moins 23 000 manifestants étaient comptabilisés, une manifestation d'ampleur au regard de cette ville de 350 000 habitants.

En silence, sans discours, la marche s'est étirée sur environ un kilomètre, sur la Promenade des Anglais en bord de mer, pour s'achever devant le monument aux morts où une gerbe a été déposée, en présence des représentants religieux de toutes les confessions, a constaté un correspondant de l'AFP.

Ils étaient au moins 22 000 à Lille (nord) et encore des milliers dans plusieurs villes à travers la France.

«Moi, je suis désolé, je ne suis pas Charlie», déclare Jean-Marie Le Pen

«Désolé, je ne suis pas Charlie», a lancé samedi le fondateur du Front national (extrême droite) Jean-Marie Le Pen, se démarquant du slogan qui s'est répandu depuis mercredi après la tuerie au siège de l'hebdomadaire satirique français (douze morts).

«Aujourd'hui, c'est: "nous sommes tous Charlie, je suis Charlie". Et bien moi, je suis désolé, je ne suis pas Charlie. «Je me sens touché par la mort de douze compatriotes français (...) mais «je ne vais pas, moi, me battre pour défendre l'esprit de Charlie qui est un esprit anarcho-trotskyste parfaitement dissolvant de la moralité politique», a déclaré le tribun d'extrême droite dans une vidéo publiée sur son site internet.

Le fondateur du parti d'extrême droite aujourd'hui dirigé par sa fille Marine a rappelé que Charlie Hebdo était «ennemi du FN dont il «demandait la dissolution par pétition il n'y a pas tellement longtemps».

Il a aussi dénoncé le rassemblement d'hommages aux victimes prévu dimanche à Paris, «orchestré par les médias».

«La manière dont tout cela est orchestré me rappelle des manifestations du même type qui furent organisées avec la complicité des médias, y compris des médias de droite», a-t-il déclaré.

Le Front National n'a pas été convié à la «marche républicaine», dimanche à Paris, à laquelle participeront la quasi-totalité des partis politiques, syndicats, associations, ainsi que de nombreux dirigeants étrangers.

«Nous trouverons d'autres moyens d'être en communion avec les Français», a assuré Marine Le Pen. Elle avait dénoncé dès mercredi «un attentat terroriste commis par des fondamentalistes islamistes». Son père a estimé samedi que «ce phénomène terroriste est lié d'abord au phénomène de l'immigration massive».

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