Un homme accusé de traite de personne à Québec

Ken Boucher, de Saint-Tite-des-Caps... (Photo fournie par la Sûreté du Québec)

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Ken Boucher, de Saint-Tite-des-Caps

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(Québec) Déjà dans le collimateur de la justice pour avoir exploité sexuellement une fugueuse de 15 ans, un tatoueur de Saint-Tite-des-Caps a de nouveau été arrêté pour la traite d'une jeune femme, cette fois âgée de 22 ans. L'accusation de traite de personne est considérée comme plus sérieuse que le proxénétisme.

Ken Boucher, 25 ans, avait été formellement accusé, le 2 juin dernier, de la traite d'une personne d'âge mineur. Au terme de la comparution, il avait été remis en liberté sous plusieurs conditions en attendant le début de son procès, prévu en mai 2015.

Plutôt que de reprendre le droit chemin, Boucher aurait plutôt récidivé dans les jours suivant sa libération.

Selon la Sûreté du Québec (SQ), «il aurait exercé un contrôle sur une jeune femme de 22 ans en vue d'exploiter celle-ci à des fins monétaires». Le tout se serait déroulé dans la région de Beaupré.

Menant une enquête - qui est toujours ouverte - après avoir reçu une plainte de la présumée victime, la SQ a mis la main au collet de Boucher dans un appartement de Québec, jeudi.

La traite de personne est un chef d'accusation relativement nouveau et rarement utilisé. L'infraction est considérée comme plus sérieuse encore que le proxénétisme au sens du Code criminel. «Dans une traite de personne, la personne va être excessivement contrôlée. Elle [la victime] avait très peu de latitude. [...] Il y a une très, très grande manipulation psychologique», a expliqué Ann Mathieu, de la SQ.

S'il est reconnu coupable, Boucher pourrait être passible d'une peine minimale de cinq ans, tel que le prévoit la loi.

Me Jean-Roch Parent, procureur de la poursuite dans ce dossier, ne s'est pas avancé sur la nature des faits reprochés à Ken Boucher contre la victime alléguée de 22 ans. Il a toutefois laissé entendre que le présumé crime était comparable au premier cas de traite de personne pour lequel l'accusé devait être traduit en justice au printemps.

Dans la preuve présentée dans ce premier dossier, la Couronne a expliqué que Ken Boucher serait entré en contact avec l'adolescente de 15 ans sur Internet, sollicitant des contacts sexuels.

Il l'aurait ensuite hébergée chez lui, la gardant sous son contrôle pendant plus d'un mois. Il aurait profité de ce séjour pour inciter la fugueuse à le toucher et à se prostituer, d'où l'accusation de traite de personne.

Comme les deux cas sont similaires, il n'est pas exclu qu'ils soient regroupés au fil des procédures légales, a fait savoir Me Parent.

À son bref passage dans la salle d'audience, vendredi, Ken Boucher a paru agité, regardant constamment ses proches présents lors de la comparution.

La Couronne n'a pas montré la même clémence envers le suspect cette fois-ci, s'opposant à sa remise en liberté, vendredi. Me Parent entend également demander la révocation de la remise en liberté accordée en juin dernier.

L'accusé demeure donc détenu jusqu'à nouvel ordre et reviendra devant le juge le 15 janvier.

Boucher a déjà purgé sept mois de prison en 2010, coupable de complot et de vol qualifié. Son dossier criminel est garni de plusieurs autres infractions.

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