Un avocat furieux d'être relié à son fils criminel

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Dominic Delisle, 27 ans, purge une seconde peine fédérale de quatre ans pour proxénétisme et port d'arme.

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(Québec) Un avocat de Québec, Marc Delisle, dont le fils purge une peine de prison pour proxénétisme, poursuit un couple de propriétaire des Jardins Mérici parce que ces derniers l'ont associé aux activités criminelles de son rejeton.

À la toute fin de 2010, Marcel Barthe et sa conjointe Liette Roy ont sous-loué à Marc Delisle et son fils Dominic un appartement meublé des Jardins Mérici, à Sillery, près des Plaines d'Abraham.

Dans une demande d'enquête au Syndic du Barreau du Québec, le couple affirme que l'entente prévoyait que Dominic occupe le logement et que le père paye le loyer.

Le couple allègue qu'après un seul versement, les loyers mensuels ont cessé d'être payés et que le père que le fils ne répondaient plus aux appels.

«Nous apprenions par la suite par la Sûreté du Québec et la police municipale de Québec que le fils s'adonnait à des activités de prostitution et de proxénétisme dans notre appartement avec nos meubles et que la police était à sa recherche, écrit le couple dans sa lettre au syndic du Barreau, missive déposée par Marc Delisle dans sa requête. D'après les policiers, son père était informé de cette situation.»

Après deux ans de démarches auprès de la Régie du logement, Marcel Barthe et Liette Roy ont obtenu des jugements pour mettre fin au bail, expulser le locataire, ordonner le paiement des loyers ainsi qu'un dédommagement pour des bris aux meubles.

La somme totale due s'élèverait à 4400$.

Se disant incapables de se faire payer par Marc Delisle, le couple a fait appel au Syndic du Barreau, écrivant être «extrêmement étonnés qu'un avocat puisse se conduire de la sorte dans ses relations d'affaires avec d'autres concitoyens».

Le syndic adjoint Me Patrick Richard répondra au couple, en mai 2014, qu'il ne peut faire enquête puisque les gestes reprochés ne sont pas liés à la profession d'avocat. Le syndic adjoint dit avoir quand même communiqué avec l'avocat. «Je lui ai souligné qu'il serait préférable de régler ce dossier, ce qu'il n'a pas nié, mais qu'il ne pouvait le faire dans l'immédiat, et ce sans prendre d'engagement ferme à ce sujet», écrit Me Richard, dans une lettre aussi incluse dans le dossier de cour.

«Racontars»

En riposte, l'avocat Marc Delisle, qui dit pratiquer depuis plus de 40 ans, réclame au couple la somme de 10 000$ pour atteinte à sa réputation et en guise de dommages punitifs. «Le demandeur n'a pas à voir sa réputation sali (sic) par des racontars de bas acabit, qui n'ont aucun fondement quel qu'il soit, et surtout jamais appuyé par quel (sic) qu'enquête que ce soit», écrit l'avocat dans sa requête.

Le couple a trouvé moyen de se faire payer «très facilement», ajoute l'avocat, indiquant qu'une somme de 2611$ a été remise à la fin octobre.

En plus de ses clients en chambre criminelle, l'avocat Marc Delisle défend notamment les intérêts de Lise Thibault dans la poursuite civile intentée contre elle par le gouvernement du Québec.

Dominic Delisle, 27 ans, purge une seconde peine fédérale de quatre ans pour proxénétisme et port d'arme. Il a récemment écopé d'une peine supplémentaire de 15 mois pour des menaces de mort envers le directeur du pénitencier de Donnacona.

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