Accusé d'agression sexuelle et de voies de fait sur sa femme

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(Québec) Une jeune musulmane accuse son ex-mari d'origine marocaine de l'avoir brutalisée et violée en plus de l'avoir maintenue sous son emprise durant plus d'une année.

Nora (prénom fictif), 25 ans, a abandonné le voile. La jolie brune est arrivée au palais de justice de Québec portant un sombre veston, sans jamais jeter un regard à son ex-conjoint

L'ingénieur minier de 26 ans, portant un chic costume gris, subit son procès pour quatre accusations de séquestration, voies de fait, voies de fait avec lésions et agression sexuelle.

Les deux jeunes Marocains se sont connus à l'école secondaire dans leur pays natal. Leur relation amoureuse a commencé en 2011, lorsque le jeune homme travaillait comme ingénieur minier au Québec.

Les deux tourtereaux ont communiqué par Internet durant quelques mois avant de se marier, au Maroc, en mai 2012.

À la demande de son nouvel époux, Nora va vivre chez ses beaux-parents jusqu'à son départ pour le Canada, deux mois plus tard. «J'aurais aimé rester un mois de plus pour assister à l'accouchement de ma soeur, mais il a refusé, disant qu'une femme doit voyager avec son mari», a témoigné la jeune femme.

À Québec, le couple vit dans un appartement du quartier Montcalm. L'ingénieur minier repart travailler dans le nord du Québec et revient pour ses congés toutes les trois semaines.

Nora reste à la maison, seule. Son mari ne voulait pas qu'elle occupe un emploi ou fasse des études, affirme la jeune femme, détentrice d'un diplôme en marketing au Maroc. «Il voulait que je sois constamment disponible quand il revient à Québec pour ses congés, affirme Nora. Il disait : "Sinon, qui va cuisiner et s'occuper de la maison?"».

Le couple aura une première dispute en septembre lors d'un voyage aux Chutes Niagara. Nora affirme que son époux l'a tirée par le bras et devant ses protestations, lui aurait dit : «Si pour toi, ça c'est frapper, tu n'as encore rien vu!».

Viol

Un mois plus tard, le jeune homme aurait forcé sa conjointe à avoir une relation sexuelle anale sans son consentement. Nora a confié qu'elle avait tenté en vain de convaincre son époux de s'abstenir, invoquant des extraits du Coran qui interdisent la sodomie, dit-elle.

La relation n'aurait fait que se dégrader, affirme la jeune femme qui dit que son mari lui a craché dessus parce qu'elle avait les yeux maquillés pour aller au bureau de poste et a lancé l'ordinateur lorsqu'elle a refusé de lui donner un code d'accès.

Le sommet a été atteint lors d'une chicane le 12 juillet, lorsque le conjoint, ulcéré, aurait mordu son épouse à la joue, l'aurait projetée au mur et l'aurait frappée à de multiples reprises à la tête.

Lorsqu'un voisin, alerté par les cris, vient cogner à la porte, Nora réussit à se sauver, pieds nus, et à se réfugier au CLSC. Elle sera ensuite mise à l'abri dans une maison d'hébergement.

Contrôle total

Son mari avait pris le contrôle de sa vie, a affirmé Nora au juge Jean Asselin qui entend le procès. Il aurait d'abord supprimé le compte Facebook de sa femme après leur mariage.

L'ingénieur surveillait l'alimentation de sa conjointe et lui interdisait de dépasser un poids de 120 livres (55 kg).

Il refusait qu'elle porte parfum ou maquillage à l'extérieur de l'appartement et lui aurait interdit de regarder la télévision «parce que ça rend bête», a commenté la témoin.

Nora dit qu'elle devait demander la permission avant de sortir faire des emplettes et que les appels téléphoniques avec sa famille au Maroc étaient minutés.

Le procès se poursuit mardi.

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