Entente territoriale avec les innus: un jugement, deux gagnants

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Le chef innu du conseil de bande de Mashteuiatsh, Gilbert Domi-nique, se dit prêt à conclure un second traité avec les Hurons-Wendat pour régler leurs différends territoriaux.

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(Québec) Les Innus se considèrent comme gagnants eux aussi après la récente décision rendue par un juge de la Cour fédérale dans le dossier de l'Entente de principe d'ordre général (EPOG), qui oblige Ottawa à consulter les Hurons-Wendat, mais leur refuse le droit de veto réclamé.

Après le dépôt en 2009 d'une demande de contrôle judiciaire par la Nation huronne-wendat, le juge Yves de Montigny a conclu récemment que le Canada «n'a pas respecté son obligation de consulter et d'accommoder la nation huronne-wendat» avant de signer l'EPOG avec les Innus et le gouvernement du Québec en 2004. Il lui intime de le faire sans tarder. 

Il a aussi écrit qu'«il serait inadmissible que la demanderesse puisse contrecarrer plus de 30 ans de négociations entre la défenderesse et les intervenantes, et opposer son veto à la conclusion d'un traité au seul motif que le territoire sur lequel elle revendique des droits n'a pas été intégralement exclu de son champ d'application».

«Faire atterrir un projet de traité» en 2015

Pour les Innus, c'est là une victoire. «Ça vient consolider notre démarche», statue le chef du conseil de bande de Mashteuiatsh, Gilbert Dominique. Il espère maintenant «faire atterrir un projet de traité» avec les gouvernements du Canada et du Québec au courant de l'année 2015. 

Selon lui, les délais de consultation du fédéral avec les Hurons-Wendat ne constituent pas un empêchement. «On pense que si tout le monde est de bonne foi, ça devrait aller rondement», dit M. Dominique, prêt à conclure un second traité avec les Hurons-Wendat pour régler leurs différends territoriaux. 

Les deux communautés autochtones se disputent la réserve faunique des Laurentides, qu'elles considèrent toutes les deux comme incluse dans leur territoire ancestral. Elles se frottent d'ailleurs l'une à l'autre pendant la saison de la chasse au gros gibier. 

M. Dominique croit que le jugement de la Cour fédérale permet à son groupe de poursuivre ses activités comme avant. Konrad Sioui, chef de la Nation huronne-wendat, a pour sa part demandé l'intervention de la médiatrice Louise Otis pour vider la question de la chasse. Une proposition que son vis-à-vis innu se dit prêt à considérer.

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