Affaire Magnotta: le jury ajourne son travail sans parvenir à un verdict

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Luka Rocco Magnotta

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La Presse Canadienne
Montréal

Les jurés devant décider du sort de Luka Rocco Magnotta, qui a déjà reconnu avoir tué et démembré l'étudiant chinois Jun Lin, n'ont pas de répit, y compris durant la fin de semaine.

De plus, s'il faut en croire l'avocat Jean-Pierre Rancourt, advenant le cas où leurs délibérations devaient se poursuivre jusqu'au 25 décembre, ils n'obtiendraient pas de permission spéciale pour entre en contact avec leurs proches. Il soutient que, dans une pareille éventualité, ils auraient probablement droit à «un repas différent» et à une consommation alcoolisée» mais que les passe-droits s'arrêteraient sans doute là.

Les jurés ne sont pas encore parvenus à un verdict, samedi, lors de la cinquième journée de délibérations.

Cependant, en entrevue à La Presse Canadienne, samedi matin, Me Rancourt a laissé entendre que son petit doigt lui disait que les huit femmes et quatre hommes n'étireront pas la sauce jusqu'à jeudi prochain.

Selon le criminaliste, il est tout à fait envisageable de croire qu'ils ont déjà écarté l'une des issues possibles du procès.

À ses yeux, les membres du jury ont probablement «déjà éliminé la défense de non-responsabilité criminelle». Il a poursuivi en indiquant qu'«ils sont donc en train de se poser des questions sur les autres verdicts» potentiels.

Jean-Pierre Rancourt est persuadé qu'ils tergiversent car ils prennent leur rôle «extrêmement au sérieux», mais aussi parce qu'ils doivent jongler avec des «notions importantes et difficiles à comprendre».

«Pourquoi ils hésitent? Bien, c'est parce que quand on a un trouble de personnalité, un problème mental ça ne veut pas dire nécessairement qu'on ne savait pas ce qu'on faisait mais ça peut peut-être diminuer la responsabilité jusqu'à un homicide involontaire», a-t-il expliqué.

Me Rancourt juge que si cette dernière possibilité devait être retenue, bien des citoyens pourraient ruer dans les brancards.

«Ce serait un non-sens pour les gens parce que c'est comme si on disait qu'il a commis ça sans le vouloir alors qu'on est exposé à des images» et à des propos troublants depuis le début des procédures, a-t-il conclu.

Le juge dissipe les doutes sur un faux compte Twitter à son nom

Le juge au procès de Luka Rocco Magnotta a tenu à dissiper les doutes sur ce qu'il a présenté comme un faux compte Twitter portant son nom.

Le juge de la Cour supérieure du Québec Guy Cournoyer a convoqué une audience samedi après-midi pour discuter de ce compte après que des journalistes couvrant le procès s'y soient abonnés.

Pris par surprise par cette situation délicate, le magistrat a dit être resté bouche bée.

«Je ne la trouve pas drôle», a exprimé le juge, disant s'inquiéter de voir éventuellement des «trucs bizarres ou erronés» lui être attribués.

M. Cournoyer a dit en avoir eu connaissance après avoir reçu des avis de Twitter dans son courriel. 

Le compte avait été créé en octobre 2012 et ne comptait aucun gazouilli.

Le compte avait deux abonnements - dans les deux cas des professeurs de droit aux États-Unis.

Le magistrat a indiqué qu'il n'avait pas de compte Twitter, et qu'il tenait à le faire savoir dans l'éventualité où des commentaires auraient été publiés sur ce compte dans les jours à venir. Après cette mise au point, tous les nouveaux abonnés du compte, la plupart de journalistes, ont disparu.

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