Affaire Stéphanie Raymond: la Défense nationale présente ses excuses

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L'ex-militaire Stéphanie Raymond s'est dite «satisfaite de la décision du chef d'état-major», qui présente dans une lettre ses excuses et réprimande le travail fait par les supérieurs de la jeune femme à l'époque.

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(Québec) L'ex-militaire Stéphanie Raymond a poussé un petit soupir de soulagement jeudi, alors qu'elle a remporté sa longue bataille face aux Forces armées canadiennes.

Deux ans après avoir déposé sa plainte pour agression sexuelle contre son supérieur, l'adjudant André Gagnon, qui a été acquitté depuis, Mme Raymond a en effet reçu le 18 décembre une lettre provenant de la Défense nationale lui présentant ses excuses pour la tournure des événements.

Depuis 2012, Mme Raymond bataillait afin d'obtenir réparation pour les torts qu'elle avait subis en guise de représailles. Elle soulignait notamment qu'elle avait été traitée injustement par ses supérieurs et ses collègues militaires jusqu'à son congédiement le 15 décembre 2013 et qu'on l'avait privée d'une nomination au titre de caporale-chef.

Dans la lettre de 21 pages, le chef d'état-major de la défense, Tom Lawson, donne gain de cause à la jeune femme de Lévis.

«Je suis satisfaite de la décision du chef d'état-major. Ça me permet de tourner la page avant la fin de 2014», a souligné au magazine L'Actualité Mme Raymond, aujourd'hui étudiante en administration. «Il faut absolument que l'enquête débouche sur des sanctions disciplinaires pour les personnes qui ont mal agi dans mon dossier. Ils doivent payer pour l'affront qu'ils m'ont fait d'avoir brisé ma carrière.»

Rappelons que Mme Raymond alléguait avoir été violée en 2011 par l'adjudant André Gagnon au manège de Lévis, où les deux s'étaient rendus à la suite d'un dîner de Noël bien arrosé au centre-ville.

Dans la lettre, le général Lawson présente tout d'abord ses excuses à la jeune dame et réprimande le travail fait par ses supérieurs de l'époque, qui ont failli à leurs responsabilités envers elle, estime-t-il. Le grand patron ordonne la tenue d'une «enquête administrative sur les irrégularités». M. Lawson a aussi annoncé la nomination rétroactive de Mme Raymond au titre de caporale-chef.

De plus, la mention de libération pour motif déshonorable dans le dossier de l'ex-militaire sera remplacée par la mention de libération volontaire. L'ex-caporale recevra aussi une médaille.

«Message robuste»

Pour Me Michel Drapeau, l'avocat-conseil de Mme Raymond, cette décision du chef d'état-major de la défense «envoie un message fort et certainement robuste à l'intérieur de la chaîne de commandement et à toutes les victimes passées et futures», a-t-il souligné à Radio-Canada. «Ce sont des choses qu'on lui avait refusées, qu'on lui avait enlevées. Elle avait droit à cette médaille pour ses bons services. Elle avait droit à cette promotion et on lui avait enlevée».

Mme Raymond avait aussi demandé une compensation financière de 85 000 $. Le général Lawson a transmis le dossier au Directeur des réclamations et contentieux du ministère de la Défense.

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