Le présumé cyberprédateur de 18 ans accusé

Jeff Rancourt, 18 ans, a été arrêté jeudi... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Jeff Rancourt, 18 ans, a été arrêté jeudi et a été officiellement accusé sous cinq chefs au palais au palais de justice, vendredi.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Jeff Rancourt, un Beauceron de 18 ans, est pour l'instant accusé de leurre de mineurs sur Internet, d'extorsion ainsi que de possession, distribution et vente de pornographie juvénile.

Jeff Rancourt est ce jeune homme de Notre-Dame-des-Pins qui aurait utilisé de faux profils de jeunes femmes sur les réseaux sociaux pour obtenir des images à caractère sexuel provenant d'adolescents de sexe masculin et d'âge mineur. Arrêté chez lui jeudi matin, il a brièvement comparu au palais de justice de Québec, vendredi après-midi. Portant un manteau bleu aux manches grises, l'accusé s'est présenté l'air détendu devant le tribunal. Menottes aux poignets, il a attentivement écouté les consignes des procureurs.

Cinq chefs d'accusation relatifs à deux victimes d'âge mineur ont été déposés contre lui. Lorsqu'on lui a ordonné de ne pas tenter d'entrer en contact avec les deux plaignants, Rancourt a admis qu'il les connaissait.

D'autres accusations possibles

L'enquête du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) est toujours en cours dans ce dossier et les accusations déposées vendredi ne sont vraisemblablement que le début d'une longue série pour le jeune adulte.

Me Andréanne Sirois, procureure de la Couronne, a affirmé lors de la comparution que d'autres chefs d'accusation pourraient s'ajouter dès la semaine prochaine. Elles concerneraient d'autres présumées victimes.

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a déjà confirmé, vendredi, qu'au moins cinq garçons de 14 ou 15 ans avaient porté plainte pour le moment, tous liés à Rancourt. Selon nos informations, il pourrait y en avoir des dizaines d'autres.

Certaines des victimes connues des policiers sont de la région de Québec, mais il n'est pas exclu que des adolescents ailleurs en province aient subi le même stratagème.

Selon le SPVQ, Rancourt utilisait de fausses identités, celles de jeunes femmes, pour leurrer ses victimes. Exploitant les réseaux sociaux, il engageait des discussions avec les adolescents pour finalement leur demander de se dénuder et de lui envoyer des photos intimes.

Une fois les premières images pornographiques transmises, il les utilisait pour en obtenir de nouvelles provenant des mêmes victimes alléguées, les menaçant de dévoiler publiquement les photos compromettantes. Pour arriver à ses fins, il aurait utilisé les pseudonymes Crystal Gagnon, Alexandra, Sandra Doyon et Tania Quirion.

L'accusé demeure détenu jusqu'à sa comparution pour son enquête sur remise en liberté, le 11 décembre.

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