Vols de banques: 145 accusations pour un «Jesse James» québécois

Pour ne pas se faire reconnaître, le voleur... (PHOTO FOURNIE PAR LA POLICE DE QUÉBEC)

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Pour ne pas se faire reconnaître, le voleur utilisait différents accessoires comme des chapeaux, des lunettes-soleil et des fausses dents.

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(Québec) Avec 50 braquages de banques et de commerces en 10 ans, Paul Bertrand est probablement le «plus prolifique» voleur arrêté dans la province. Une sorte de Jesse James québécois qui risque maintenant une peine tout aussi légendaire.

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Pour ne pas se faire reconnaître, le voleur utilisait différents accessoires comme des chapeaux, des lunettes-soleil et des fausses dents.

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Affichant un air moqueur dans le box des accusés, Bertrand, 51 ans, a comparu hier pour répondre de 50 vols qualifiés commis depuis 2003 aux quatre coins de la province et en particulier dans la région de la capitale.

La liste des 145 accusations autorisées par la procureure de la Couronne Me Sarah-Julie Chicoine tient sur 15 pages. Pour chacun des 50 braquages, Bertrand est accusé de vol qualifié, déguisement et utilisation d'une arme ou d'une fausse arme. 

Ni la procureure de la Couronne, ni l'avocat de Bertrand n'ont trouvé dans la jurisprudence de cas de voleur unique aussi actif. «Ça en fera probablement le plus grand accusé de vol au Québec», indique l'avocat de défense, Me Vincent Montminy.

Paul Bertrand a été arrêté le 22 septembre par la police de Québec après avoir commis un vol à la Banque Nationale de la rue Racine à Loretteville.

Pendant une décennie, l'homme qui a peu d'antécédents judiciaires et dont l'ADN ne figurait pas aux registres utilisés par les policiers a pu écumer les banques et certains commerces de la province en pointant une arme, fausse ou vraie, jusqu'à ce que la caissière lui remette l'argent.

Paul Bertrand serait même retourné plusieurs fois sur les lieux de la même institution financière, toujours à bord du même véhicule volé.

Pour ne pas se faire reconnaître, le voleur utilisait différents accessoires comme des chapeaux, des lunettes soleil et de fausses dents.

L'homme n'a pas de domicile fixe; il a donné comme plus récente adresse un casier postal à Greenfield Park, dans la région de Montréal.

Paul Bertrand risque une costaude peine de plus de 10 ans de pénitencier. Le Code criminel prévoit en effet une peine d'un an de prison, consécutive à toute autre peine, pour l'usage d'une fausse arme. De façon théorique, Bertrand ferait donc face à une peine de 50 ans, seulement pour l'utilisation d'une fausse arme. Sans compter que l'utilisation d'une vraie arme lui vaudrait déjà cinq années de détention.

Devant une preuve assez forte, solidifiée en partie grâce à des échantillons d'ADN, les parties vont plutôt négocier un règlement global, a expliqué Me Montminy.

En 2001, Pierre Ouellet, 52 ans, qui purgeait déjà une peine à perpétuité pour meurtre, a été condamné à 35 ans de pénitencier pour huit vols à main armée dans des commerces et des banques de la région de Québec.

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