Accidents ferroviaires: les pompiers de l'Est veulent se préparer au pire avec un wagon-école

Suivant une journée de formation en mesures d'urgence offerte principalement... (Archives La Presse)

Agrandir

Archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Gilles Gagné

Collaboration spéciale

Le Soleil

Suivant une journée de formation en mesures d'urgence offerte principalement par le CN mardi, le chef pompier de Mont-Joli, Jonathan Brunet, et plusieurs de ses collègues de l'Est-du-Québec souhaitent que des simulations avec un wagon-école soient réalisées, afin de continuer la mise à jour des connaissances des gens qui auront à composer avec un hypothétique déraillement ou collision ferroviaire.

Cette formation a été organisée dans la foulée du projet de transport de pétrole de Chaleur Terminals entre l'Ouest canadien et le port de Belledune, au Nouveau-Brunswick. Ce projet déboucherait sur le passage de deux trains de pétrole de 110 à 120 wagons par jour. Dans l'Est, ces trains circuleraient notamment à Rivière-du-Loup, Rimouski, Mont-Joli, Amqui et Matapédia.

Jonathan Brunet signale que «le CN avait aussi organisé ce genre de formation en 2011, en 2008 et aussi en 2001, je crois», des sessions qui visent à «faire comprendre la structure du CN pour un meilleur arrimage de nos services» en cas d'accident. Une session avait été suivie par des simulations avec un wagon-école du CN.

«On va faire le processus complet, faire revenir le wagon-école. C'est ce qu'on souhaite. Ça avait été très apprécié, la dernière fois», dit Jonathan Brunet, qui dirige plusieurs services incendies autour de Mont-Joli en plus de coordonner les mesures d'urgence pour la MRC de la Mitis.

Est-ce que la tragédie de Lac-Mégantic a changé sa façon de voir son métier ou les règles en cas d'accident ferroviaire? «On est encore à évaluer l'impact. On attend les nouvelles procédures, s'il y en a. On continue à se préparer pour se tenir au fait des règles de l'art. L'ensemble de ces événements nous pousse à rester vigilants. On revalide toujours nos procédures», dit-il.

Faudra-t-il de nouveaux équipements si deux trains pleins de carburant passent dans l'Est tous les jours? «Si on a des signaux qui nous indiquent qu'il faut aller dans ce sens, on le fera», note M. Brunet.

La mairesse de Mont-Joli, Danielle Doyer, qui avait réclamé cette formation, souhaite que le CN paie pour de nouveaux équipements.

Peu enclin à donner des exemples du type d'urgence dont il a été question mardi, le porte-parole du CN, Pierre-Yves Boivin, a indiqué que la compagnie sera ouverte à faire venir le wagon-école «si les services le souhaitent». Il a noté que l'Association des chemins de fer du Canada et l'Organisation d'assistance en intervention d'urgence du Canada étaient présentes mardi.

«Loto-catastrophe»

Des représentants du mouvement Tache d'huile ont manifesté mardi à Mont-Joli sous le thème «loto-

catastrophe» pour réclamer un moratoire sur le projet de Chaleur Terminals. «Des services d'urgence, biens formés dans la plupart des cas, ne pouvaient rien faire pour contenir significativement les dégâts [d'accidents récents]. Veut-on courir la chance de gagner un déversement dans une zone où les conséquences humaines, environnementales et économiques seraient désastreuses?» a indiqué Maude Prudhomme.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer