Six ans de prison pour avoir incendié son rival amoureux

Simon Lefebvre, 25 ans, a plaidé coupable à... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Simon Lefebvre, 25 ans, a plaidé coupable à une accusation réduite de voies de fait graves.

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(Québec) L'amoureux déçu qui avait aspergé son rival avant de l'incendier écope d'une sentence de six ans de pénitencier. Sa victime passera le reste de sa vie à souffrir des conséquences de ses graves brûlures.

Simon Lefebvre, 25 ans, le visage en partie caché par ses longs cheveux bruns, a plaidé coupable à une accusation réduite de voies de fait graves, plutôt que l'accusation d'origine de tentative de meurtre. 

Les deux victimes, son ex-petite amie et le nouvel amoureux de celle-ci, assis dans la salle d'audience, ont écouté avec émotion le récit effroyable de l'agression.

Simon Lefebvre n'a jamais accepté que sa copine le laisse pour un de ses amis en octobre 2013. Il a passé l'automne à envoyer des textos haineux au couple en plus de menacer de se suicider.

Lefebvre a même voulu agresser son rival à coup de chaise dans une salle d'étude du Cégep de Sainte-Foy. Il l'a pris à la gorge en menaçant de le tuer et de le faire souffrir.

Le couple a porté plainte à la police en février, pour le garçon de 19 ans, et en mars pour la jeune femme de 20 ans. 

Le 29 mars, vers 11h15, une caméra de surveillance filme Simon Lefebvre en train de s'acheter un bidon rouge au Canadian Tire du boulevard Hamel, près du centre commercial Fleur-de-Lys. Quelques minutes plus tard, il se rend à une station-service où il remplit son bidon et va acheter un briquet et des cigarettes.

Lefebvre va ensuite au restaurant de sushis Yuzu où il sait trouver son ex-copine. Son avocate expliquera à la cour qu'à ce moment, le jeune homme dépressif voulait s'immoler sous les yeux de la jeune fille.

Mais lorsqu'il voit le nouveau copain arriver et le dénoncer à la police pour un bris de promesse, une violente dispute éclate sur le stationnement.

Lefebvre asperge le jeune homme d'essence et actionne le briquet. Il reste ensuite à regarder sa victime en détresse, qui s'enflamme sous les yeux des passants.

Deux militaires sortent du restaurant pour aider la victime à éteindre le feu en se roulant au sol. Ils maîtrisent aussi l'accusé jusqu'à l'arrivée des policiers.

Le jeune homme de 19 ans a été brûlé aux deuxième et troisième degrés sur 30 % de son corps. Il a passé les premières nuits à l'hôpital dans la terreur. «J'avais l'impression que l'accusé allait entrer dans ma chambre pour me finir au couteau», a-t-il raconté dans une déclaration écrite lue au juge Carol St-Cyr.

Il se souvient encore avec précision de la douleur liée aux nombreuses greffes de peau sur tout son flanc gauche, ses mains, ses cuisses, son cou.

Des deuils chaque jour

Le jeune homme a dû abandonner l'escrime et le karaté et peine à concilier études et réadaptation. Il doit porter des vêtements compressifs qui le font souffrir. 

«À chaque jour, je dois faire des deuils dans cette nouvelle vie que je n'ai pas choisie, mais qui m'a été imposée.»

S'adressant au juge, Simon Lefebvre, individu sans antécédent judiciaire, a dit vouloir plus que jamais se suicider. «Si la peine de mort pouvait être acceptée, je la demanderais», a-t-il lancé, la voix hachurée par les sanglots.

Le juge St-Cyr a accepté la recommandation des parties, soit six ans de détention, dont il reste cinq années à purger.

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