Ferguson: la Garde nationale a calmé les esprits

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Jim Salter, Jim Suhr
Associated Press
Ferguson, Missouri

La présence de centaines de soldats de la Garde nationale dans les rues de Ferguson a eu l'heur de calmer les esprits, dans la nuit de mardi à mercredi, empêchant la ville d'être le théâtre de nouvelles scènes de violence.

La veille, la décision d'un grand jury de ne pas déposer d'accusations contre le policier Darren Wilson - qui a abattu Michael Brown, un jeune Noir, cet été - avait mené au pillage de plusieurs établissements et à de multiples incendies.

Des centaines de personnes sont quand même descendues dans les rues mardi soir, mais leur colère a été contenue par la présence de centaines de militaires armés déployés pour protéger les commerces et les quartiers.

Des policiers ont néanmoins eu recours à du gaz lacrymogène pour disperser les foules, une voiture de patrouille a été renversée et incendiée, et des fenêtres de l'hôtel de ville ont été fracassées.

De son côté, le policier Wilson est finalement sorti de son mutisme. Il a déclaré, lors d'une entrevue accordée au réseau ABC, qu'il n'aurait pas pu agir différemment.

Le gouverneur du Missouri, Jay Nixon, avait ordonné la mobilisation de 2200 membres de la Garde nationale, après que 12 édifices commerciaux aient été complètement détruits par le feu dans la nuit de lundi à mardi. Huit autres ont été endommagés par les flammes et des dizaines de véhicules incendiés.

«La vie et la propriété doivent être protégées, a dit M. Nixon. Cette communauté a le droit de vivre en paix.»

Les hommes de la Garde nationale ont protégé le service de police de Ferguson, pendant que les policiers s'occupaient de contrôler les foules et de procéder à des arrestations. Dans un secteur commercial mercredi, on voyait de nombreux soldats dans les rues et d'autres s'étaient positionnés sur les toits.

Cinquante-huit personnes ont été arrêtées au total, principalement pour avoir refusé d'obéir aux policiers qui leur demandaient de circuler. Une femme a été arrêtée devant le quartier général de la police après que des manifestants aient lancé ce qui semblait être des bombes fumigènes, des bouteilles d'eau gelées, des bouteilles remplies d'urine, des pierres, des bâtons et des fusées routières aux policiers.

Plusieurs autres manifestants ont été arrêtés quand ils ont refusé de dégager la rue pour permettre aux véhicules policiers de circuler.

Treize autres personnes ont aussi été arrêtées lors d'une démonstration à St. Louis, dont un manifestant qui aurait agressé un policier.

En début de journée mercredi, même si les foules se faisaient plus minces, des manifestants ont lancé des pierres dans la vitrine d'un garage et d'un concessionnaire de voitures usagées.

Certaines rues qui avaient été envahies la veille étaient désertes, à l'exception de la présence des policiers ou des soldats. Certains militaires semblaient surveiller des terrains de stationnement vides.

D'autres démonstrations ont été organisées à travers le pays, notamment à New York, à Cleveland, à Portland et en Californie. À Seattle, des centaines d'étudiants de niveau secondaire ont décidé de sécher leurs cours.

Darren Wilson a déclaré à ABC que sa conscience est en paix, parce que «je sais que j'ai bien fait mon travail».

L'homme de 28 ans travaillait pour la police de Ferguson depuis moins de trois ans lors de l'incident survenu le 9 août. Il a affirmé à ABC que c'était la première fois qu'il avait utilisé son arme dans le cadre de ses fonctions.

Il a ensuite ajouté que la confrontation se serait déroulée de la même manière si M. Brown avait été un Blanc.

Les avocats de la famille Brown souhaitent le dépôt d'accusations fédérales contre le policier et prétendent que le processus de grand jury était biaisé contre eux dès le départ.

Des experts préviennent toutefois qu'il est excessivement compliqué d'obtenir le dépôt d'accusations fédérales contre un policier, puisqu'il faut démontrer que les droits civiques de la victime ont été sciemment violés, que le policier savait qu'il utilisait une force excessive et qu'il savait que ses actions contrevenaient à la Constitution.

La nuit de lundi à mardi

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