Harcèlement: la victime de Pacetti s'est sentie «paralysée»

Le chef du Parti libéral du Canada, Justin... (Photo Justin Tang, La Presse Canadienne)

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Le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, a suspendu de son caucus les députés Massimo Pacetti (Saint-Léonard-Saint-Michel) et Scott Andrews (Avalon).

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Joan Bryden, Jennifer Ditchburn
La Presse Canadienne
Ottawa

La Presse Canadienne a obtenu plus de renseignements au sujet des allégations de mauvaises conduites à l'égard de deux élues néo-démocrates qui ont amené le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, à suspendre de son caucus les députés Massimo Pacetti (Saint-Léonard-Saint-Michel) et Scott Andrews (Avalon).

Une des deux députées a affirmé avoir eu une relation sexuelle «sans consentement explicite» avec M. Pacetti.

En entrevue au Huffington Post, l'élue a raconté qu'elle avait accepté d'aller prendre un verre dans la chambre d'hôtel de M. Pacetti à l'issue d'un match de hockey auquel ils participaient tous les deux. Lorsque le député de Saint-Léonard -Saint-Michel lui a fait des avances sexuelles, la femme dit alors s'être sentie «paralysée» puisqu'elle avait déjà été victime d'une agression sexuelle étant adolescente.

Au cours d'une rencontre entre les deux députées et les whips libérale et néo-démocrate, Judy Foote et Nycole Turmel, cette élue a dit ne pas avoir explicitement refusé, non plus, les avances de son collègue, selon diverses sources. Elle aurait aussi reconnu lui avoir fourni un condom. Toujours selon ces sources, elle aurait fait signe à M. Pacetti qu'elle ne voulait pas une relation sexuelle. Les sources mentionnent qu'on n'aurait pas insisté pour qu'elle montre quels signaux elle lui aurait envoyés. Elle aurait aussi dit que l'incident l'avait assez traumatisée pour prendre un congé de trois mois.

M. Pacetti a nié avoir eu une relation sexuelle avec cette députée. Il aurait ajouté, selon les sources, que cela ne regarderait personne s'il en avait eu une.

Toujours selon les sources, l'incident impliquant M. Andrews serait survenu après une rencontre sociale au Parlement. Elles disent que la femme soutient que M. Andrews l'a suivie, est entré chez elle en force, l'a poussée contre un mur, aurait fait des attouchements avant de l'étreindre contre son bassin. Elle lui aurait alors ordonné de s'en aller, ce qu'il aurait fait.

Les sources disent que la femme accuse M. Andrews de l'avoir ensuite verbalement harcelée à plusieurs reprises, la traitant en terme cru d'aguicheuse.

Les deux députés ont nié avoir eu ces comportements. Dans un courriel transmis mardi, M. Pacetti continue de maintenir son innocence. Selon lui, il n'existe aucun moyen pour évaluer la véracité des allégations. Il croit que l'affaire devrait être étudiée de façon confidentielle par un tiers indépendant, comme l'a proposé le président de la Chambre des communes.

L'avocat de M. Andrews, Chris MacLeod, a indiqué que le député, n'ayant obtenu aucune précision du caucus libéral, n'est pas en mesure de répondre à des accusations indéterminées.

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