Enfant tué par un policier en filature: Québec ordonne un examen indépendant

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L'annonce faite par la ministre Stéphanie Vallée, lundi, représente une première depuis la création du Directeur des poursuites criminelles et pénales.

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(Québec) Pour préserver la confiance du public envers la justice, la ministre Stéphanie Vallée ordonne une évaluation indépendante de la preuve qui entoure la collision impliquant un policier en filature ayant causé la mort d'un garçon de cinq ans.

L'institution du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) est ébranlée depuis quelques jours. Son refus de déposer des accusations contre le policier qui roulait à 122 km/h dans une zone de 50 km/h a soulevé plusieurs critiques. Certains ont soupçonné un traitement de faveur pour le policier.

Lundi, le DPCP s'est ouvert à un «complément d'enquête» sur le dossier, à la lumière d'un témoignage rapporté dans différents médias. La ministre de la Justice a demandé à ce que l'évaluation complète du dossier soit confiée à une équipe de procureurs indépendants, incluant un juge à la retraite.

«Préserver la confiance du public»

«Nous tenons à préserver la confiance du public en cette importante institution, c'est pourquoi nous en sommes venus à la conclusion, d'un commun accord, qu'il serait opportun de soumettre le dossier à des procureurs indépendants», a affirmé la ministre Vallée, lundi, dans une déclaration aux médias sans question des journalistes.

Le DPCP a déjà jugé qu'aucune accusation ne devait être déposée envers le policier, notamment en raison de la «manoeuvre risquée» effectuée par le père de la victime. Ce dernier a tourné à gauche sur un feu vert, sans attendre sa priorité, et a été percuté de plein fouet par le policier qui arrivait à vive allure en direction opposée. L'accident s'est produit en février à Longueuil. Le policier procédait à la filature d'un ancien directeur général du Parti libéral du Québec.

L'une des témoins de l'accident, Madeleine Noiseux, a affirmé à différents médias qu'elle jugeait que le policier était en faute et s'est dite choquée que le comportement du père soit remis en question. C'est à la suite de cette sortie que le DPCP, qui avait déjà rencontré le témoin, a voulu procéder à d'autres vérifications dans le dossier.

Recommandations publiques

Même si cette enquête indépendante est une première depuis la création du DPCP, la ministre Vallée a tenu à réitérer sa confiance envers l'institution. «Ce comité de procureurs révisera donc la preuve au dossier et formulera ses recommandations quant à la prise de poursuites criminelles», a dit la ministre Vallée, qui assure que les recommandations seront rendues publiques.

De son côté, la ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, a souligné que le bureau des enquêtes indépendantes, qui sera responsable des enquêtes sur les incidents impliquant des policiers, verra le jour «sous peu».

Pour le porte-parole péquiste en matière de justice, le péquiste Alexandre Cloutier, le DPCP devrait systématiquement s'expliquer lorsque aucune accusation n'est déposée envers un policier impliqué dans un accident grave ou mortel. Il salue par ailleurs la décision de confier le dossier à un groupe de procureurs indépendants. «Il était essentiel qu'un oeil externe se penche sur le dossier, notamment en raison des nombreux cafouillages qui l'ont caractérisé», a-t-il déclaré.

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