Tragédie de L'Isle-Verte: le copropriétaire du Havre promet des révélations

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Le copropriétaire de la Résidence du Havre, Roch Bernier, promet de dire des «choses qu'il faut que le public sache».

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Johanne Fournier

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Le Soleil

(Rivière-du-Loup) S'il s'est fait peu bavard depuis le terrible incendie qui a conduit dans la mort 32 de ses clients dans la nuit du 23 janvier, le copropriétaire de la Résidence du Havre promet de révéler certaines choses qui n'ont pas été dites jusqu'à maintenant. Pour ce faire, Roch Bernier affirme vouloir attendre après les procédures judiciaires, mais sûrement sera-t-il contraint de dire tout ce qu'il sait lors de son témoignage prévu ces prochains jours.

Le copropriétaire de l'établissement pour personnes âgées du Bas-Saint-Laurent sera appelé à témoigner devant le commissaire Cyrille Delâge, qui préside l'enquête publique sur la tragédie. Les audiences se poursuivent pour une deuxième semaine au palais de justice de Rivière-du-Loup.

«Que la vérité sorte pour éclaircir ce sinistre-là qui a coûté des vies», telles sont les attentes de Roch Bernier relativement à l'enquête publique. «Plusieurs résidents ont été ébranlés et certains sont même décédés après. Mais nous aussi, on se dits victimes. On a tout perdu. On pleure nos personnes, mais il ne faut jamais oublier que nous, on n'a plus rien. Pour nous, c'est comme si le solage s'était effondré. Il n'y a plus rien.»

Même s'il veut aller au fond des choses et que cela lui exige énormément d'énergies, il dit ne pas vouloir chercher de coupables. Pourtant, l'homme d'affaires poursuit la Municipalité de L'Isle-Verte pour 3,8 millions $. «Vous comprendrez plus tard, fait-il savoir. On y va par étapes. C'est comme une game de hockey. On part au point de départ et ça ne veut pas dire qu'on va finir avec cinq buts!» Au passage, l'homme se dit victime de mépris et avoue qu'il a du mal à vivre avec cette situation.

Il refuse de se prononcer sur les lacunes décrites par des témoins au cours de la première semaine de l'enquête publique. «Je m'abstiens de répondre à ça, dit-il. Quand l'enquête sera finie, je pourrai dresser un tableau beaucoup plus large et laisser sortir mes émotions. Il y a des choses qu'il faut que le public sache.»

Beaucoup d'émotions à venir

La directrice générale du Centre des appels d'urgence de la région de l'Est-du-Québec (CAUREQ), Carole Raîche, qui gère le central 9-1-1, viendra lundi expliquer pourquoi, lorsque le répartiteur de la Centrale de contrôle d'alarme du Québec (CCAQ) a appelé pour signaler l'incendie de la Résidence du Havre, son employée a placé l'appel en attente pendant 31 secondes et que, par la suite, elle lui a posé des questions pendant près de trois minutes et demie avant d'appeler les pompiers de L'Isle-Verte.

Cette deuxième semaine d'enquête risque d'être lourde en émotions puisqu'elle verra défiler les premiers répondants à être intervenus sur les lieux du drame, dont le chef de la brigade de L'Isle-Verte, Yvan Charron, dont il a souvent été question au cours de la première semaine des audiences. Les témoignages de certains survivants et du gardien de nuit, Bruno Bélanger, sont aussi très attendus.

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