Coupable d'avoir agressé une femme intoxiquée: neuf mois de prison réclamés

Maxime Pelchat... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Maxime Pelchat

Le Soleil, Patrice Laroche

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Matthieu Boivin
Le Soleil

(Québec) Le ministère public demande une peine d'emprisonnement ferme de neuf mois pour un homme de 28 ans de Saint-Romuald, Maxime Pelchat, qui a été reconnu coupable d'agression sexuelle sur une femme qui était, au moment des faits, lourdement intoxiquée par la drogue et l'alcool.

C'est la victime elle-même qui a ingéré GHB et kétamine avant de sortir avec des amis au défunt bar Le Palace, au cours d'une soirée de septembre 2010. Alors que les heures s'écoulent, la victime a aussi consommé aussi de l'alcool et a vomi à la fin de la soirée.

Alors que la victime avait perdu ses amis, Pelchat et un autre homme ont ramené la femme sur la Rive-Sud, au domicile de l'homme de 28 ans de Saint-Romuald. C'est à cet endroit, alors que la victime est totalement inconsciente, que Pelchat a pénétré la victime dans le vagin à l'aide de ses doigts. La preuve présentée au procès démontre que la femme avait pourtant dit à Pelchat qu'elle ne souhaitait pas avoir de contact sexuel avec lui et qu'elle voulait seulement dormir.

Complètement nue, la victime a défoncé un moustiquaire, s'est sauvée par la fenêtre et s'est réfugiée dans un immeuble de logements voisin. Interrogé par les enquêteurs de police, Pelchat a reconnu avoir pénétré la victime, mais a affirmé qu'il ne croyait pas commettre un crime à ce moment-là.

À la suite du procès, la juge Christina Boulet a reconnu Pelchat coupable de l'accusation portée contre lui. L'avocate de la Couronne Rachel Gagnon a expliqué, lors de l'observation sur la peine, vendredi après-midi, qu'un séjour derrière les barreaux serait tout à fait pertinent, compte tenu de la gravité de l'infraction. Elle rappelle que la victime avait verbalisé son refus avant que Pelchat passe à l'action.

Peine nettement exagérée, selon la défense

En défense, Me Yves André Le Boutillier a pour sa part lancé que la peine exigée en poursuite est nettement exagérée. Son client, qui était lui aussi intoxiqué par l'alcool au moment des faits, n'a jamais eu l'intention d'agresser sexuellement la victime. «Il s'est seulement essayé», pour reprendre l'expression de l'avocat.

Me Le Boutillier a expliqué au juge qu'au moment où il était aux études, il y a quelques décennies, il a participé à des fêtes, après lesquelles des femmes et des hommes lourdement intoxiqués par l'alcool ont eu des contacts de nature sexuelle.

«Il y a 20 ans, ce type de dossier n'aurait jamais été autorisé», a-t-il argumenté.

Au fil des années, la notion du consentement a évolué, ajoute-t-il. L'avocat affirme que le geste reproché à Pelchat était illégal, mais que ce dernier n'a jamais mis en place un plan établi pour agresser sexuellement la victime. L'avocat a aussi indiqué que Pelchat avait agi «en gentleman» à la fin de la soirée, en ne laissant pas la femme seule au bar, alors qu'elle était lourdement éméchée.

Le juge rendra sa décision sur la peine le 19 février.

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