Tragédie de L'Isle-Verte: les pompiers n'ont jamais manqué d'eau

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L'incendie de la Résidence du Havre est survenu le 23 janvier.

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Johanne Fournier

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Rivière-du-Loup) Le contremaître de la municipalité de L'Isle-Verte de l'époque contredit certaines allégations et rumeurs qui voulaient que l'alimentation en eau ait fait défaut pendant que les pompiers combattaient l'incendie de la Résidence du Havre, le 23 janvier. «Il n'a jamais manqué d'eau», a affirmé, preuve à l'appui, Bernard Tanguay.

Le contremaître de la Municipalité de L'Isle-Verte de... (Collaboration spéciale Johanne Fournier) - image 1.0

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Le contremaître de la Municipalité de L'Isle-Verte de l'époque, Bernard Tanguay, a démontré que jamais les pompiers n'ont manqué d'eau pendant qu'ils combattaient l'incendie de la Résidence du Havre.

Collaboration spéciale Johanne Fournier

«Le soir de l'incendie, je n'ai jamais vu un boyau qui n'avait pas d'eau au bout», a-t-il raconté aujourd'hui lors des audiences de l'enquête publique sur l'incendie mortel qui se tiennent depuis trois jours au palais de justice de Rivière-du-Loup. M. Tanguay admet toutefois que la pression d'eau a fait défaut, mais que c'était tout à fait compréhensible. «Dès que le niveau baisse, c'est normal que le débit baisse aussi», a-t-il fait valoir.

En se dirigeant vers la Résidence du Havre, il a aperçu le camion autopompe qui circulait en direction de l'incendie. «J'ai vu des ambulances et des autopatrouilles de la Sûreté du Québec, décrit-il. Il y avait beaucoup de va-et-vient.»

M. Tanguay est arrivé parmi les premiers sur les lieux de l'incendie vers 0h40, donc 14 minutes après que l'alarme eut été envoyée au service des incendies. «J'ai vu du feu au premier étage et même plus haut du côté nord, raconte-t-il. J'ai baissé ma vitre et j'étouffais. C'était un nuage de boucane. C'était une première, pour moi, de vivre un feu d'une telle intensité.»

L'homme a donc pris la décision de se rendre à la station de pompage de la municipalité pour placer les pompes en mode manuel. De cette façon, il voulait s'assurer qu'il n'y aurait aucun problème pour l'alimentation en eau.

Quand il est revenu sur les lieux du sinistre après une vingtaine de minutes, une ambulancière lui a dit qu'il fallait ouvrir le gymnase de l'école pour y loger des rescapés. «C'est là que j'ai appelé le directeur général de la Municipalité, indique-t-il. C'est moi qui lui ai appris. Il a été très coopératif.»

Au bout d'un certain temps, le chef pompier, Yvan Charron, lui a demandé de faire une manoeuvre sur les lieux de l'incendie, ce qui, selon lui, était une bonne décision. Comme il n'était plus en mesure de faire des vérifications au réservoir d'eau, il a demandé la collaboration d'un collègue de Rivière-du-Loup.

En fin de témoignage, le commissaire en chef a jeté un regard d'impatience à l'endroit de la procureure des propriétaires de la Résidence du Havre, Me Dominique Bertrand, qui a posé une question concernant une pièce sur les bornes-fontaines. Me Cyrille Delâge lui a fait remarquer que cet aspect n'était pas pertinent avec les notions relatives à l'aqueduc dont il était question depuis le début du témoignage de Bernard Tanguay. Celui-ci est maintenant contremaître pour la municipalité de Saint-Michel-de-Bellechasse.

Lorsque Denis Michaud a construit la Résidence du... (Collaboration spéciale Johanne Fournier) - image 2.0

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Lorsque Denis Michaud a construit la Résidence du Havre en 1997, elle était destinée à des personnes âgées autonomes.

Collaboration spéciale Johanne Fournier

Résidence construite pour des personnes âgées autonomes

Lorsqu'il a construit la Résidence du Havre, en 1997, elle était destinée à des personnes âgées autonomes. C'est ce qu'est venu raconter, mercredi, l'entrepreneur en construction Denis Michaud de Rivière-du-Loup. Il a affirmé l'avoir bâtie selon les normes d'un édifice à logements standard, en vertu du code de la Régie du bâtiment de l'époque.

En marge de l'enquête publique sur l'incendie meurtrier de cette résidence pour aînés, l'homme a décrit de long en large au coroner Cyrille Delâge tous les matériaux utilisés lors de la construction du bâtiment qui avait débuté en avril 1997. Outre quelques portes coupe-feu et des cages d'escalier à l'épreuve du feu, le bâtiment comportant 33 chambres était principalement composé de bois.

Une fois la construction complétée, Denis Michaud a vendu l'édifice à Gilles Dumont qui l'a vendu quelques années plus tard à Roch Bernier et Irène Plante. Ceux-ci ont par la suite fait construire une phase 2 à la Résidence. Cette section, qui était séparée par un mur coupe-feu et munie de gicleurs, a été épargnée des flammes.

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