Un père écope de trois ans et demi de prison pour avoir agressé la gardienne

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Le palais de justice de Québec

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(Québec) Émilie, 11 ans, allait chez Louis-Maurice Turbide pour s'occuper des enfants. Le père de famille en a profité pour la toucher et la violer à de multiples reprises. Trente ans plus tard, la petite gardienne devenue mère a vu son agresseur écoper d'une peine de pénitencier de trois ans et demi.

Dépression, angoisse, vie sexuelle en lambeau. La route a été longue pour Émilie (prénom fictif). À 48 ans, les yeux pleins de soulagement, elle a vu l'homme qui l'a tant fait souffrir pénétrer dans le box des détenus et partir avec les agents correctionnels.

À peine sortie de l'enfance, Émilie a commencé à garder chez Louis-Maurice Turbide à l'hiver 1977. Ce dernier sortait fréquemment dans les bars de danseuses avec sa femme. Comme le couple rentrait tard - et ivre -, la gardienne restait à dormir sur le divan.

Selon le récit fait à la cour par la procureure de la Couronne, Me Carmen Rioux, Turbide, profitant que son épouse dormait, a commencé par toucher les seins de l'adolescente. Toujours en prenant soin de placer sa main sur la bouche de la jeune fille pour étouffer d'éventuels cris.

Les attouchements se sont multipliés et intensifiés jusqu'à ce que, à l'âge de 14 ans, Turbide force Émilie à avoir des relations sexuelles complètes et non protégées. L'homme, aujourd'hui âgé de 64 ans, dira à l'agente de probation que, puisque la jeune fille ne criait pas et ne disait pas non, il a cru qu'elle consentait.

Émilie cesse de garder chez Louis-Maurice Turbide en 1982. Elle confie les agressions à des membres de sa famille, mais personne ne la croit.

Ce n'est qu'en 2009 qu'Émilie décide de se décharger de son fardeau.

Louis-Maurice Turbide a été accusé en 2011 et a plaidé coupable en mars dernier à une accusation d'attentat à la pudeur. Il avait signé des aveux aux policiers, aveux qu'il dira regretter par la suite.

La procureure de la Couronne Me Carmen Rioux réclamait une peine de détention de quatre ans. La peine maximale prévue pour cet ancien chef d'accusation du Code criminel était de cinq ans pour les victimes féminines. Si la victime était un garçon, la peine maximale en était une de 10 ans.

L'avocat de la défense Me Jean-Philippe Grenier plaidait pour une peine dans la collectivité.

La juge Marie-Claude Gilbert s'est rendue aux arguments de la poursuite, soulignant au passage la fausse empathie de Turbide envers la victime. L'accusé a fait de «l'opportunisme sexuel» en prenant la jeune fille prépubère pour «assouvir ses instincts», a ajouté la juge.

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