La prison réclamée pour une «pyromane» de l'âge d'or

L'incendie allumé par une sexagénaire dans une coopérative... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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L'incendie allumé par une sexagénaire dans une coopérative de logements pour gens âgés du boulevard Charest a forcé l'évacuation d'une quarantaine de locataires et a causé pour environ 25 000 $ de dommages. Par chance, personne n'a été blessé.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) L'incendiaire qui a mis le feu à une coopérative de logements pour gens âgés mérite une peine de prison de deux ans moins un jour, plaide la poursuite. La défense rétorque que la coupable, une dame jalouse âgée de 68 ans, devrait plutôt être encadrée par une probation.

Branle-bas de combat dans le quartier Saint-Roch le soir du 15 septembre 2013. Les pompiers doivent éteindre un incendie né au troisième étage de la coopérative d'habitation Ernest-Chapleau, à l'angle du boulevard Charest Est et de la rue Octave.

Une quarantaine de locataires, des gens retraités, sont évacués.

Les dommages sont évalués à 25 000 $, mais personne ne sera blessé.

Une locataire, Héloise Chartier, est arrêtée le lendemain et sera accusée d'avoir causé un incendie en ne se souciant pas des conséquences de ses actes.

La sexagénaire va finir par reconnaître que c'est elle qui a enflammé le couvre-lit de son compagnon. Fâchée de l'attention que son ami de coeur portait encore à une ex-conjointe, Héloise Chartier a profité de l'absence de l'homme pour entrer dans son logement et allumer un brasier à l'aide d'allumettes.

La dame a essayé en vain d'éteindre l'incendie; elle s'est brûlée aux cheveux et aux sourcils. Elle a quitté le logement sans déclencher l'alarme incendie et est retournée chez elle, deux étages plus bas.

L'accusation d'incendie criminel est passible de l'emprisonnement à perpétuité, a rappelé le procureur de la Couronne Me Michel Bérubé.

Pas pyromane

Héloise Chartier, petite femme à l'allure revêche, sans antécédent similaire, n'a pas le profil du pyromane, convient le procureur de la Couronne. Mais ses gestes sont très graves, insiste Me Bérubé. «Elle a allumé l'incendie à 21h, dans un immeuble où vivent une trentaine de résidents âgés, à une heure où certains d'entre eux devaient dormir, souligne le procureur. Et elle est partie sans donner l'alarme!»

Me Bérubé était tenté de recommander au juge Pierre Rousseau une peine de 30 mois de pénitencier. Il préfère finalement que la femme purge une peine de deux ans moins un jour et soit en probation par la suite durant trois ans.

Me Mélissa Laberge, a plaidé que sa cliente, une femme refermée sur elle-même, au réseau social inexistant, ne représentait pas un danger pour la société. L'avocate suggère une probation de trois ans avec un suivi thérapeutique et des travaux communautaires.

Le juge Pierre Rousseau se donnera le temps de réfléchir à la peine appropriée et rendra sa décision le 18 décembre. «On n'est pas confronté à ce type de crime tous les jours, heureusement», a commenté le magistrat.

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