Un distributeur de pornographie juvénile plaide coupable

Richard Lemire a admis mercredi qu'il avait distribué... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Richard Lemire a admis mercredi qu'il avait distribué de la pornographie juvénile sur une période de quatre ans.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) La procureure de la Couronne Me Rachel Gagnon se lève, prête à faire le résumé des faits. L'accusé Richard Lemire, qui vient de plaider coupable aux accusations d'avoir possédé et distribué de la pornographie juvénile, grimace. «Est-ce bien nécessaire?» demande-t-il, l'air suppliant. «Je peux les reconnaître.» Un gars a le droit de s'essayer...

Le juge Jean Asselin peut aisément comprendre qu'un accusé n'ait pas le goût d'écouter le ministère public narrer ses délits. Surtout pas en présence de quatre journalistes et de représentants du public. C'est toutefois obligatoire pour qu'un juge puisse entériner une reconnaissance de culpabilité, a rappelé le magistrat.

Richard Lemire, 52 ans, a été arrêté le 19 mars  à son logement de la rue Ducharme, dans Vanier. Tout près d'une école primaire et d'un parc.

Les policiers de Québec l'avaient dans leur mire depuis décembre 2011. À cette époque, les policiers de Londres au Royaume-Uni avaient arrêté un cyberpédophile et découvert des fichiers de pornographie juvénile échangés avec une adresse IP correspondant à celle de Lemire.

En août 2013, la modératrice du site de partage Netlog informe les policiers de Québec qu'un usager, à l'adresse IP pouvant être celle de Lemire, fait du partage de fichiers pornographiques.

Il faudra attendre en janvier, lors d'une saisie chez un autre délinquant du Web en Nouvelle-Zélande, pour relier définitivement le Québécois aux fichiers illicites.

1000 photos et 170 vidéos

Richard Lemire a admis mercredi qu'il avait distribué de la pornographie juvénile sur une période de quatre ans. Au moment de son arrestation, il s'agissait d'un des cas les plus lourds sur lesquels la police de Québec a enquêté.

Selon la preuve policière, les quelque 1000 photos et 170 vidéos montraient des filles et des garçons pubères et prépubères dans des positions sexuellement explicites. Les enfants étaient présentés avec des adultes, parfois avec des animaux.

«Je suis conscient de ce que j'ai fait», a indiqué mercredi Richard Lemire. «Il y avait des vidéos et des photos dégradantes.»

L'accusé a tenu à préciser qu'il n'avait pas rendu ces images accessibles à un large public. «C'était lors d'échanges avec des gens avec qui j'étais déjà en contact», précise-t-il, avant d'ajouter que ces correspondants se sont révélés être des policiers «ou des groupes religieux qui essayent de nous attraper».

Richard Lemire a déjà complété une thérapie pour les déviants sexuels, a souligné son avocat, Me Frédéric Rousseau.

La Couronne et la défense ont demandé la confection d'un rapport présentenciel. Richard Lemire connaîtra sa sentence en février. Il risque une peine minimale d'un an de prison.

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