Peine pour adulte réclamée pour une proxénète de 17 ans

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Le palais de justice de Québec

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(Québec) Une jeune proxénète de 17 ans a fait la traite de cinq fugueuses du centre de réadaptation L'Escale en les entraînant dans un réseau de prostitution jusqu'en Alberta.

Vanessa (prénom fictif), qui atteindra sa majorité en janvier, a plaidé coupable lundi matin devant la juge Andrée Bergeron à six accusations de traite de personne et de production de pornographie juvénile. Au départ, la Couronne avait porté 17 accusations du même genre.

Agressée sexuellement dans son enfance, sans support de ses parents, Vanessa finira par être placée au centre de réadaptation L'Escale à Cap-Rouge.

Elle fugue souvent. Ses amies savent que lorsqu'elle prend la poudre d'escampette, Vanessa en profite pour gagner de l'argent en se prostituant et paraît connaître bien ce monde interlope.

Au printemps dernier, l'une après l'autre, quatre amies aussi fugueuses de L'Escale vont appeler Vanessa en sollicitant des contrats de prostitution. Dans un cinquième cas, c'est Vanessa qui a contacté la jeune fille.

Le procureur de la Couronne Me Josée Rhéaume explique que chaque fois, Vanessa prend le contrôle total de la situation. Elle va chercher les filles grâce à un chauffeur ou leur paye des billets d'autobus achetés sous un faux nom. Vanessa prend des photos érotiques de «ses» filles, organise les rendez-vous avec les clients, place des petites annonces pour les recruter et gère l'argent.

Deux des victimes vont la rejoindre en Alberta et feront de la prostitution dans des hôtels. Elles seront retracées par les policiers lorsque le beau-père de l'une d'elles appelle sur son cellulaire. Après l'appel, Vanessa avait pris soin de détruire l'appareil, mais les relevés téléphoniques ont suffi aux agents pour retrouver et ramener les adolescentes.

Vanessa conduira une des victimes jusqu'à son condo à Montréal où l'adolescente restera quelques jours à se prostituer. Lorsque cette fugueuse refuse d'aller en Alberta, Vanessa se fâche et la jette à la rue, sans le sou. Un chauffeur de taxi jouera les bons samaritains en donnant de l'argent à la jeune fille pour qu'elle rentre à Québec.

Vanessa sera trahie par l'une des fugueuses qui, ne voulant plus se prostituer, lui fait faux bond et remet son téléphone cellulaire aux policiers.

Peine pour adulte réclamée par la Couronne

Le procureur de la Couronne Me José Rhéaume demandera l'imposition d'une peine pour adulte. S'il obtient gain de cause, la jeune femme fera face aux dispositions du Code criminel, qui prévoit une peine maximale de 14 ans pour l'infraction de traite d'une personne mineure, mais pas de peine minimale. Dans le système de justice pour adolescents, la peine maximale est de trois ans de mise sous garde.

Une proxénète de 15 ans, qui avait en plus violenté ses victimes, a été condamnée la semaine dernière à Ottawa à une peine pour adulte de six ans de prison.

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