Sept-Îles: le corps du cheminot repêché

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Le corps du conducteur de train, Enrick Gagnon, a été retrouvé samedi matin.

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Fanny Lévesque

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Sept-Îles) La pénible attente des proches du conducteur de train, qui manquait à l'appel depuis que le convoi qu'il pilotait a déraillé au nord de Sept-Îles jeudi matin, a pris fin samedi. Le corps d'Enrick Gagnon, 45 ans, a rapidement été localisé par les plongeurs de la Sûreté du Québec, qui l'ont extirpé de la locomotive de tête, complètement submergée dans les eaux de la rivière Moisie.

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Enrick Gagnon 

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Même si le pire était envisagé depuis les événements, la peine n'était pas moins grande, samedi, pour son entourage. «Toto [son surnom] était une personne généreuse de son temps, il avait le coeur sur la main», a confié au Soleil un ami. «C'était un passionné de hockey, il essayait de ne pas manquer de matchs dans notre ligue de garage. Je connais personne qui n'appréciait pas sa présence. Ses collègues et amis n'avaient que du bien à dire de lui.»

Enrick Gagnon cumulait 17 années d'expérience au sein de la compagnie minière IOC où il agissait comme mécanicien au chemin de fer. «C'est une triste journée pour IOC et Rio Tinto, a déclaré, dans un communiqué, le président et chef de la direction, Kelly Sanders. Il n'y a rien de plus important pour nous que la sécurité et le bien-être de nos employés», a-t-il ajouté en offrant ses «plus sincères» condoléances aux proches.

«Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour leur offrir, à eux et ses collègues, tout le soutien nécessaire en cette période difficile, a assuré le grand patron. Au cours des derniers jours, nous avons été en contact étroit avec la famille de M. Gagnon, et nous continuerons de leur fournir tout notre appui.» L'entreprise a d'ailleurs martelé depuis le début que sa priorité était de retrouver son employé, qui était seul à bord du train.

Ce n'est que samedi en matinée que les plongeurs de la Sûreté du Québec ont pu être déployés, deux jours après les événements, en raison de l'instabilité des sols dans le secteur de l'accident, vraisemblablement causé par un glissement de terrain. «Vendredi, les plongeurs ont pu préparer leurs équipements, ils étaient prêts ce matin», a confirmé le porte-parole du corps policier.

Préparation

Les équipes ont même pu se familiariser avec l'intérieur d'une locomotive en attendant le feu vert pour accéder au site. «Il y a eu une grosse préparation, ce qui a facilité leur travail», a ajouté la police. Enrick Gagnon était à la tête d'un convoi de 240 wagons vides en partance de Sept-Îles vers le nord. Sa locomotive a été engloutie dans la Moisie, une deuxième a été submergée partiellement et huit autres wagons ont déraillé.

Le Bureau de la sécurité des Transports, qui mène son enquête, a notamment commencé son examen de la voie ferrée, mais le travail des enquêteurs est compliqué en raison des lieux difficiles d'accès. Une portion de la paroi rocheuse est d'ailleurs toujours instable, ce qui empêche aussi les autorités de déplacer le train.

Le transport est toujours interrompu sur le seul lien ferroviaire reliant Labrador City à Sept-Îles, utilisé par différentes sociétés minières et offrant un transport de passagers en provenance de Schefferville.

Travaux autour des fuites de diesel

Les travaux de confinement et de récupération du diesel qui s'est échappé de la locomotive de tête submergée dans la Moisie se sont poursuivis samedi. En accédant au site, les autorités ont pu installer une première estacade ceinturant les engins baignant dans les eaux. Au total, six estacades ont été mises en place le long de la réputée rivière à saumon de Sept-Îles. Le ministère évalue pour l'heure les options pour vidanger les réservoirs des deux locomotives qui ont déraillé jeudi. La seule qui fuyait, elle ne laisse presque plus échapper de carburant, confirme Urgence-Environnement, ce qui ne veut pas nécessairement dire que les quelque 17 000 litres de diesel qu'elle contenait se sont déversés, selon le porte-parole, Frédéric Fournier. «Ça dépend de la position du réservoir, et nous ne sommes pas en mesure de confirmer cette information pour l'instant», a-t-il expliqué.

L'opération nettoyage doit reprendre ce matin.

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