Procès de Cynthia Gaulin: «je me suis trompée de pédale», dit l'accusée

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

(Québec) Ce n'est pas l'alcool qui a causé l'accident et la mort d'une amie, assure la jeune accusée Cynthia Gaulin; novice en conduite automobile, elle s'est tout simplement trompée de pédale.

Cynthia Gaulin, 23 ans, subit présentement son procès pour avoir conduit avec les capacités affaiblies par l'alcool et causé la mort de Valérie Gagné et avoir fui l'accident, le 8 octobre 2011.

Témoignant pour sa défense jeudi, la jeune femme a expliqué que ce soir-là, elle avait participé à une fête chez des amis. Sa copine Valérie Gagné, 24 ans, l'accueille avec un shooter de vodka-lime. Les deux jeunes femmes en prendront plusieurs durant la soirée, jusqu'à neuf dira Cynthia Gaulin aux ambulanciers.

Vers minuit, les deux amies décident de se rendre au dépanneur tout près, sur le boulevard Hamel, non loin du centre commercial Fleur-de-Lys, pour acheter de la gomme et des cigarettes.

Valérie Gagné, dans un état d'ébriété «avancé» selon l'accusée, propose à son amie de conduire la petite Fiat 500, louée par le copain de Cynthia Gaulin. «Elle me dit qu'elle va me montrer comment faire», explique l'accusée.

La jeune femme alors âgée de 20 ans n'a jamais touché à un volant de sa vie. Pourquoi avoir choisi ce moment, en pleine nuit, et ce professeur, ivre, pour son premier cours de conduite, a voulu savoir la procureure de la Couronne, Me Geneviève Bédard.

«Je devais être influençable», répond Cynthia Gaulin, en niant que l'alcool ait pu la rendre plus téméraire.

Lorsqu'elle doit tourner sur le boulevard Hamel, près du Colisée, Valérie Gagné aurait voulu aider son amie en actionnant le clignotant pour elle.

«Elle a passé son bras devant moi pour mettre le clignotant, affirme Cynthia Gaulin. Quand j'ai relevé les yeux, j'ai vu la maison devant moi et j'ai voulu freiner et tourner le volant, mais je me suis trompée de pédale et j'ai appuyé sur l'accélérateur au lieu du frein en donnant un coup de volant.»

Résultat, la petite Fiat a capoté et la passagère a été mortellement blessée. Cynthia Gaulin réussit à sortir de sa voiture et voit une grande flaque de sang. Des policiers l'ont repoussée à l'extérieur du périmètre de sécurité.

Lorsqu'elle approche un policier pour lui demander d'aller récupérer son cellulaire dans la Fiat, l'agent lui dit de reculer et d'attendre. Quelques minutes plus tard, un policier demande au groupe de témoins de se disperser.

État de choc

Se disant en état de choc, Cynthia Gaulin décide de rentrer chez elle, avenue Bergemont. Elle va refaire une visite peu de temps après sur les lieux de l'accident, mais sans jamais s'identifier aux policiers.

Les policiers vont venir l'arrêter chez elle plus tard dans la nuit. Le test d'alcoolémie subi par Cynthia Gaulin après son arrestation révèle un taux de 0,12. Le toxicologue de la poursuite estime ce taux à 0,15 au moment de l'accident.

Cynthia Gaulin, jeune femme de corpulence moyenne, assure que l'alcool n'a jamais eu beaucoup d'impact sur elle et qu'elle a toujours bu davantage que ses amies.

«Je me sentais tout à fait en contrôle quand j'ai pris le volant sinon je ne l'aurais jamais fait», a juré la jeune femme au juge Christian Boulet qui entend la cause.

L'avocat de Cynthia Gaulin, Me Sébastien Saint-Laurent, fera sa plaidoirie vendredi. Il sera suivi de la procureure de la Couronne, Me Geneviève Bédard.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer