«Je n'ai eu droit à aucun traitement de faveur», dit l'ex-chef de police de Lévis

L'ex chef de police de Levis, Jean-Francois Roy... (Le Soleil, Yan Doublet)

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L'ex chef de police de Levis, Jean-Francois Roy

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Matthieu Boivin
Le Soleil

(Québec) L'ex-directeur du Service de police de Lévis Jean-François Roy a tenu des propos durs à l'endroit de la policière de la Ville de Québec qui lui a fait passer son alcootest, le 30 septembre 2010, quand sa carrière de policier a déraillé.

Ce soir-là, après avoir bu de l'alcool dans un cocktail dînatoire, l'homme de 59 ans a été arrêté par des patrouilleurs de la police de Québec. Il assure aujourd'hui qu'il était en état de conduire ce soir-là.

Il a présenté un taux plus élevé que la limite permise par le Code criminel, quand il a passé l'alcootest. La policière de Québec qui l'a soumis à ce test a échoué à sa requalification sur l'utilisation de ce même appareil à l'École nationale de police, deux mois plus tard.

«Si tu embarques un enfant derrière le volant d'une voiture, il y a de fortes probabilités que tu prennes le champ!» a indiqué M. Roy, mardi soir, lors d'un entretien téléphonique avec Le Soleil, en faisant référence au travail de cette policière. Le soir où il a passé l'alcootest, il affirme avoir vu la femme commettre des erreurs évidentes dans le maniement de l'appareil.

C'est d'ailleurs l'échec de cette requalification qui est au coeur de la décision de la juge Johanne Roy d'ordonner l'arrêt des procédures contre l'ex-directeur de police, il y a quelques semaines. La Couronne a mis trois ans pour transmettre à l'avocat de M. Roy, Me Charles Levasseur, l'information confirmant que cette policière n'avait pas réussi cette requalification. La juge Roy a expliqué que ce délai a empêché M. Roy de présenter une défense pleine et entière.

Mardi soir, M. Roy a continué sa série d'entrevues accordée aux médias, après avoir parlé au Journal de Québec et à Radio-Canada. Il affirme que les sorties publiques du maire de Lévis, Gilles Lehouillier, et celle du critique du Parti québécois en matière de justice, Alexandre Cloutier, l'ont incité à donner sa version des faits.

«Je n'ai eu droit à aucun traitement de faveur dans cette histoire. S'il y avait eu un procès, je suis convaincu que j'aurais pu prouver mon innocence. D'ailleurs, j'aurais préféré qu'il y ait un procès, pour qu'on entende ce que j'avais à dire. Dès le lendemain de mon arrestation, j'ai été jugé sur la place publique. J'ai été suspendu sans salaire, sans avoir pu me défendre.»

M. Roy «envisage sérieusement» la possibilité de poursuivre au civil le Directeur des poursuites criminelles et pénales. «J'ai perdu quatre années de ma vie professionnelle. Ç'a un prix, ça.»

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