Le père de Magnotta raconte que son fils a eu une enfance difficile

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Sidhartha Banerjee
Le Soleil

(Montréal) Au procès de Luka Rocco Magnotta, vendredi, le père de l'accusé a soutenu que son garçon avait été un enfant «très perturbé», sans amis, isolé, et il a laissé entendre que la famille de sa mère l'avait maltraité.

Témoignant pour la défense, le père, qu'on ne peut identifier, a par ailleurs décrit son fils comme quelqu'un qui aime les animaux, et qui s'était notamment beaucoup attaché à un chien nommé «Duke», croisement d'un husky et d'un berger allemand.

Le témoin a raconté aux jurés que Magnotta est l'aîné de trois enfants, et que la famille du côté de sa mère s'était particulièrement acharnée sur lui et son frère. Selon le témoin, un Ontarien de 50 ans, cette éducation a produit deux garçons «très perturbés» - qui le sont encore aujourd'hui.

Magnotta a reçu un enseignement à domicile jusqu'en 6e ou 7e année, sans interaction avec l'extérieur, et sa mère, très envahissante, s'est très mal acquittée de cette tâche, a estimé le père.

Lorsque Magnotta a finalement fréquenté l'école, il a subi les mauvais traitements de ses camarades, a affirmé le père, qui témoignait «pour aider son fils», a-t-il dit.

Magnotta, âgé de 32 ans, est notamment accusé de meurtre prémédité et d'outrage à un cadavre en lien avec la mort et le démembrement de Jun Lin en mai 2012, dans son petit meublé du quartier Côte-des-Neiges, à Montréal. Il a admis les gestes qui lui sont reprochés mais il a plaidé non coupable, et son avocat plaidera l'aliénation mentale.

Le père a aussi raconté que deux autres prénoms donnés à Magnotta à sa naissance, Clinton et Kirk, faisaient référence à deux acteurs qui ont joué des durs à cuire au cinéma, Clint Eastwood et Kirk Douglas.

Il a admis souffrir lui-même de problèmes de santé mentale, qui sont d'abord apparus au milieu des années 1990 lorsque le couple s'est séparé. Il a constaté par la suite l'ampleur de ses problèmes lorsqu'il a arrêté de boire. «J'entendais des voix, j'avais des idées suicidaires, j'étais en colère», a-t-il raconté. Le quinquagénaire, qui dit souffrir de schizophrénie, doit prendre encore plusieurs médicaments, dont des antidépresseurs et des antipsychotiques.

Plus tôt en matinée, vendredi, la Couronne avait clos la présentation de sa preuve. Me Louis Bouthillier aura fait entendre au cours de 19 jours d'audiences 48 témoignages, dont certains enregistrés l'été dernier en France et en Allemagne, où Magnotta avait séjourné tout de suite après le meurtre.

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