Neuf à douze mois réclamés pour l'ex-pompier cyberprédateur

René Dupré, 36 ans, avait commencé à échanger... (Photothèque Le Soleil)

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René Dupré, 36 ans, avait commencé à échanger avec celle qu'il croyait être une blonde adolescente de 13 ans sur Tagz, un site de rencontre présenté comme «un réseau social pour les 10 à 70 ans».

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(Québec) L'ex-pompier volontaire de Donnacona René Dupré, piégé par les journalistes de J.E., avait envoyé une photo de son pénis à une adolescente de 13 ans en plus de lui réclamer une fellation. Il se proposait aussi d'amener du lubrifiant lors de leur rencontre si elle souhaitait une relation anale.

La procureure de la Couronne Me Nathalie Leroux a déposé vendredi l'ensemble des conversations de clavardage échangées durant deux mois, en 2011, entre Dupré et ce qu'il croyait être une jeune fille de 13 ans, mais qui était en fait l'équipe de l'émission J.E.

Les termes extrêmement crus permettent de saisir rapidement ce que la justice entend par «leurre informatique» d'un enfant, l'infraction à laquelle René Dupré a plaidé coupable.

Dupré, 36 ans, avait commencé à échanger avec celle qu'il croyait une blonde adolescente de 13 ans sur Tagz, un site de rencontre présenté comme «un réseau social pour les 10 à 70 ans».

En plus de la questionner sur ses expériences sexuelles, Dupré demande à la fausse ado de lui envoyer une photo de ses fesses et de ses organes génitaux.

Rencontre à Sainte-Foy

Une rencontre a été fixée au 20 octobre dans un hôtel de Sainte-Foy. Mais sur place, seule une caméra de télévision attendait Dupré. L'homme sera arrêté en mars 2012. Il a plaidé coupable en mai au leurre informatique ainsi qu'à un non-respect d'engagement. René Dupré avait en effet utilisé Internet pour écrire à une jeune fille, qui était en fait un enquêteur de la Sûreté du Québec, alors qu'il ne devait se servir du Web que pour chercher un emploi.

L'avocate de René Dupré, Me Nathalie Duchesne, plaide que son client voulait briser son isolement en fréquentant un site de rencontre comme Tagz et n'avait pas de but de prédation.

Elle ajoute que René Dupré a fait beaucoup de chemin depuis le jour où il s'est présenté dans son bureau comme une victime des médias. Il a commencé des démarches thérapeutiques qu'il souhaite poursuivre. C'est pourquoi la défense suggère une peine d'emprisonnement dans la collectivité de 9 à 12 mois, assortie de travaux communautaires et d'une probation de trois ans.

La procureure de la Couronne Me Nathalie Leroux, a rappelé que depuis 2012, les peines avec sursis pour les crimes contre les enfants ne sont plus applicables. Dupré y a toujours accès puisque son délit est antérieur.

La procureure de la Couronne estime que le crime vaut une peine de 9 à 12 mois de détention ferme.

La juge Chantale Pelletier rendra sa décision le 26 novembre.

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