Procès pour sodomie forcée: au jury de trancher

Au terme d'une plaidoirie tumultueuse, les 12 jurés... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

Agrandir

Au terme d'une plaidoirie tumultueuse, les 12 jurés au procès de Claude Bilodeau ont commencé jeudi soir à délibérer afin de juger si l'accusé a sodomisé de force une escorte.

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

(Québec) Claude Bilodeau a-t-il sodomisé de force une escorte ou la jeune femme était-elle consentante? La réponse appartient désormais aux 12 jurés qui ont commencé jeudi soir à délibérer dans cette cause d'agression sexuelle bien particulière qui aurait eu lieu le 31 juillet 2010 dans un motel du boulevard Hamel.

Au terme d'une plaidoirie pleine de tumulte, l'avocat de Claude Bilodeau, Me Michel Barrette, a demandé au jury d'acquitter son client parce que la plaignante, dit-il, «une femme qui a choisi la prostitution et la toxicomanie», n'a cessé de mentir.

Même lorsque la jeune femme de 33 ans pleurait à chaudes larmes dans la boîte des témoins, ce n'était que cinéma, affirme Me Barrette. «La boîte de Kleenex a été un acteur important dans ce procès! a lancé l'avocat de la défense, en brandissant la boîte de carton. Vous en pensez quoi de cette mise en scène là? Vous sentez-vous bernés?»

La procureure de la Couronne, Me Carmen Rioux, a demandé aux jurés de ne pas tomber dans le préjugé qui leur ferait croire que, parce que la plaignante était une escorte, elle était plus susceptible d'avoir consenti à être sodomisée.

Une escorte, comme toute femme, a le droit de dire non à un acte sexuel. «Oui, il y avait une entente entre eux, mais est-ce que ça fait en sorte qu'elle n'avait pas le droit en cours de route de dire non, pas ça, pas là?» demande la procureure de la Couronne.

Oui, la plaignante a menti aux policiers, a convenu Me Carmen Rioux. Et pas qu'une seule fois. 

Mais plus que le nombre, c'est le thème commun aux mensonges qui importe, ajoute Me Rioux. «C'était toujours pour couvrir le fait qu'elle a honte d'échanger des faveurs sexuelles contre de l'argent.»

Acquitté en 2011

Claude Bilodeau a été acquitté en mai 2011 de l'agression sexuelle d'une escorte qu'il avait connue par le biais du site de rencontres Lavalife, tout comme dans le dossier en délibération à Québec.

La jeune femme disait que Bilodeau lui avait bandé les yeux et l'avait enveloppée dans une pellicule plastique avant de la violer.

Après avoir fait son enquête, l'avocat de Bilodeau, Me Michel Barrette, était arrivé avec des nouvelles preuves vidéo montrant la jeune femme tout sourire avec l'accusé, dans une boutique érotique, après l'heure du supposé viol.

La Couronne a alors déclaré qu'elle n'avait plus la conviction morale de poursuivre le procès. Le juge avait ordonné l'acquittement de l'homme de Saint-Éloi dans le Bas-Saint-Laurent et même félicité Me Barrette pour son travail.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer