Attentats: «aucun danger à Québec», dit Labeaume

Mardi, après l'attentat contre des militaires à Saint-Jean-sur-Richelieu,... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

Agrandir

Mardi, après l'attentat contre des militaires à Saint-Jean-sur-Richelieu, M. Labeaume a dit craindre pour sa sécurité.

Le Soleil, Pascal Ratthé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Régis Labeaume assure qu'il ne craint pas réellement pour sa sécurité et qu'il n'avait reçu aucune menace avant de tenir des propos en ce sens mardi.

«Je vous ai dit candidement comment je la sentais. C'était mon feeling, basé sur aucune information. Je l'ai reviré vers moi, mais c'était plus général», a précisé le maire de Québec, jeudi.

Mardi, après l'attentat contre des militaires à Saint-Jean-sur-Richelieu, M. Labeaume a dit craindre pour sa sécurité en avançant qu'un «loup solitaire» pourrait s'en prendre à des personnalités publiques. «La question est que si vous voulez faire un coup d'éclat, quelles sont les 10 premières personnes au Québec à qui vous vous attaquez?» avait avancé le maire. 

Jeudi, il a tenu à préciser sa pensée. «Je vous ai lancé bien naïvement comment je me sentais moi. Je veux préciser que je ne me sens pas comme dans les 10 personnes les plus importantes au Québec.»

Reste que l'attentat de mercredi au parlement d'Ottawa a été une bien triste ironie du sort. «Au total, je ne suis pas sûr que j'avais tort avec ce qui s'est passé», a laissé tomber M. Labeaume.

Le maire a aussi tenu à rassurer la population en disant qu'il n'est informé «d'aucun danger imminent à Québec». Pas plus jeudi que mercredi. C'est la raison, dit-il, pour laquelle il n'a pas changé son horaire et a pris la route vers Montréal pour participer à une conférence sur les villes intelligentes avec le maire Denis Coderre.

«Ce qu'il fallait faire pour le maire de Québec était de suivre son agenda tel que prévu», a expliqué M. Labeaume en guise de réplique au chef de l'opposition, Paul Shoiry. Jeudi, l'élu de Démocratie Québec a déploré que M. Labeaume n'ait pas annulé son passage à Montréal. «C'est un engagement que j'avais depuis des mois. Les gens payaient 500 $ pour venir nous écouter. La moindre des choses était d'y aller.»

Drapeaux en berne

Le maire de Québec a aussi offert par communiqué jeudi matin ses condoléances aux proches et à la famille du soldat Nathan Cirillo, abattu mercredi. «Par le fait même, je témoigne de ma gratitude à l'égard des personnes qui, chaque jour, mettent leur vie en danger au service de leur pays et de leurs concitoyens. À l'instar des premiers ministres Harper et Couillard, je suis convaincu que nous ne laisserons pas de tels actes porter atteinte à la démocratie dans laquelle nous vivons», a écrit M. Labeaume.

Les villes de Québec et de Lévis ont également mis leur drapeau en berne.

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier a lui aussi publié un communiqué. «Prenant part à leur douleur, je souhaite offrir mes plus sincères condoléances aux proches et à la famille de M. Nathan Frank Cirillo. [...] Le conseil municipal et moi-même sommes profondément émus par ce deuil national. Je désire aussi rendre hommage à tous celles et ceux qui ont donné leur vie pour protéger celle des autres.»

L'Université Laval a aussi mis son drapeau en berne à la mémoire des militaires Patrice Vincent et Nathan Cirillo.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer