Sécurité: mise en garde du vérificateur général en 2012

Le vérificateur général du Canada, Michael Ferguson... (Archives La Presse Canadienne)

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Le vérificateur général du Canada, Michael Ferguson

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Matthieu Boivin
Le Soleil

(Québec) Le vérificateur général du Canada, Michael Ferguson, avait soulevé différentes lacunes concernant la sécurité sur la colline parlementaire dans un de ses rapports publiés en juin 2012.

M. Ferguson avait notamment expliqué que la mise en place d'une seule organisation responsable de la sécurité au parlement permettrait sûrement des gains en efficacité. Présentement, quatre différents partenaires se divisent la tâche, dont la Gendarmerie royale du Canada (GRC), qui doit s'occuper de la sécurité rapprochée du premier ministre, des dignitaires étrangers et de la surveillance des terrains de la colline parlementaire. Les rues avoisinantes du parlement sont sous la compétence de la police d'Ottawa.

Les membres du Service de sécurité du Sénat s'occupent de la partie de l'édifice du Centre qui relève du Sénat, de l'édifice de l'Est et de l'édifice Victoria. Les Services de sécurité de la Chambre des communes surveillent le reste de l'édifice du Centre et les autres bâtiments occupés par les députés et le personnel de la Chambre des communes.

Ce ne sont pas tous les représentants de ces quatre organisations qui sont munis d'armes afin d'accomplir leur travail.

«Nous avons noté que les membres du Service de sécurité du Sénat n'avaient pas la même capacité de réponse que les agents de sécurité de la Chambre des communes et les agents de la Gendarmerie royale du Canada, qui sont armés», a expliqué M. Ferguson, à un comité sénatorial, à l'été 2012.

Les toits au plus près

La compétence de la sécurité sur les toits des édifices de la colline parlementaire n'avait toujours pas été octroyée à un des quatre partenaires à l'été 2012, même si des militants de Greenpeace avaient été en mesure de grimper sur deux bâtiments, en plein jour et sous les yeux des agents de la GRC, afin d'y dérouler des banderoles, en décembre 2009.

«La question de la compétence [sur les toits] n'est pas réglée, avait écrit M. Ferguson dans son rapport. Même si les partenaires chargés d'assurer la sécurité ont convenu qu'il revenait au partenaire le plus près de répondre en cas d'incident, aucune force de sécurité n'a accepté la responsabilité première de la sécurité des toits des édifices de la Cité parlementaire.»

M. Ferguson a aussi dénoncé le fait que le plan principal de sécurité global de la colline parlementaire comptait des failles, notamment en matière de reddition de compte. Le vérificateur général a expliqué que même si les parlementaires souhaitaient préserver une bonne accessibilité aux édifices du parlement pour les simples citoyens, il ne faut pas perdre de vue les enjeux majeurs de sécurité, afin de bien protéger les élus et les visiteurs.

«Il est nécessaire d'arriver à un équilibre entre le degré d'accès souhaité et le maintien de mesures de sécurité suffisantes pour atténuer les risques», avait affirmé M. Ferguson.

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