Douloureux souvenirs pour François Gendron

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Le député péquiste François Gendron été le témoin direct de l'assaut de Denis Lortie à l'Assemblée nationale en 1984.

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) La fusillade qui a éclaté au parlement, à Ottawa, a brassé des émotions douloureuses chez François Gendron qui était déjà député et qui se trouvait à Québec lorsque le tireur fou Denis Lortie a fait irruption à l'Assemblée nationale, en 1984.

Le député péquiste d'Abitibi-Ouest depuis 1976 est apparu ému et ébranlé en se présentant devant les caméras pour commenter le drame qui s'est joué à Ottawa, en matinée.

«Cela fait des souvenirs difficiles, a-t-il confessé. Personnellement, j'ai eu ma période basse de 10h à 11h30, a ajouté l'élu. Un moment d'émotions un peu plus fortes. Mais c'est passé. Je me sens en sécurité à l'Assemblée nationale.»

M. Gendron s'est montré particulièrement troublé par l'attaque conduite à Ottawa, non pas par une personne isolée, mais par ce qui semble être l'oeuvre d'un petit commando.

«Ce qui fait mal, c'est ce que vous venez de dire. On sent que ce phénomène de violence grandit et qu'il est minimalement planifié. Des cas très isolés de déviance temporaire, c'est plate, mais c'est la vie.

«À partir du moment où on voit des gestes organisés et ciblés, cela veut dire qu'on a identifié des lieux. Un parlement, c'est censé être une valeur démocratique. Et on s'attaque à ce niveau-là. C'est ça qui fait le plus mal.»

Son sentiment de ne pas être en danger est tout relatif. «Si on multiplie les attaques et qu'on se rend compte qu'on est toujours à la merci de cas structurés... Des commandos, ça commence à faire peur. On a des familles. On a des enfants. Ça dérange.»

Il a admis qu'il n'est pas le mieux placé pour réclamer le renforcement de la sécurité. «Ça, c'est clair, on n'est pas à l'abri. Mais c'est toujours difficile. Nous, qui nous nous sentons touchés par de tels événements, parce que c'est quasiment ici ma maison après 38 ans, qu'est-ce qu'on peut faire de plus? J'aime mieux laisser la réponse» aux experts «pour assurer qu'il n'y a pas de négligence».

Le vétéran de la politique québécoise a rappelé qu'il était sur place à Québec, dans l'édifice tout près de l'endroit où Denis Lortie a tiré à la mitraillette, faisant trois morts et 13 blessés dans la «Maison du peuple», il y a 30 ans.

«J'étais le seul, de l'autre bord [de la rue] qui l'a vu, de mes yeux vus. J'avais trouvé ça très, très difficile à vivre. Parce que je n'avais pas pensé qu'on pouvait vivre autant d'inquiétude.

«Mais, rapidement, on se rabat sur les hommes et les femmes qui ont la responsabilité» d'assurer une sécurité minimale. «Cela fait réaliser à quelqu'un qui a passé la moitié de sa vie ici, il aurait pu arriver des affaires.»

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