Fusillade à Ottawa: de bien mauvais souvenirs pour Lehouillier

Gilles Lehouillier était dans son bureau du ministère... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

Agrandir

Gilles Lehouillier était dans son bureau du ministère des Régions quand le caporal Lortie a semé la terreur au Parlement de Québec. «J'étais fonctionnaire à l'époque.»

Photothèque Le Soleil, Yan Doublet

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Stéphanie Martin
Le Soleil

(Québec) Le maire de Lévis était sur la colline parlementaire où il travaillait comme fonctionnaire quand le tireur fou Denis Lortie a fait irruption au parlement en 1984, tuant trois personnes. Des événements comme ceux qui surviennent aujourd'hui à Ottawa le replongent dans une crainte qui ne s'est pas effacée.

Gilles Lehouillier était dans son bureau du ministère des Régions quand le caporal Lortie a semé la terreur au Parlement de Québec. «J'étais fonctionnaire à l'époque. Même si on était autour du parlement, dans un autre bâtiment, j'en ai encore aujourd'hui le souvenir de voir les gens qui couraient autour du parlement. On n'oublie jamais ce type d'événement là.»

L'insécurité ne l'a pas quitté, alors que, plusieurs années plus tard, il s'est retrouvé sur les banquettes de l'Assemblée nationale, comme député de Lévis.

«Pendant la période de questions, il y a parfois des personnes qui réussissent à chahuter dans les gradins. Il y a toujours une période de quelques secondes où une profonde insécurité s'installe. Ça dure quelques secondes seulement [...], mais c'est toujours inquiétant et cette inquiétude-là nous suit partout.»

Souvenir ancré

Même des années après l'incident du salon bleu, le souvenir reste ancré. «Quand on entre dans l'Assemblée nationale, on y pense. Avec des collègues, de temps à autre, on discute de ce sujet-là. C'est encore bien ancré dans les mémoires.»

La fusillade qui s'est produite à Ottawa est un événement «extrêmement malheureux», déplore M. Lehouillier. «On remet en question des symboles qui représentent l'élément fondamental de notre démocratie. C'est assez effrayant quand on y pense.»

Le maire a souligné qu'aucune sécurité n'est présente à l'hôtel de ville de Lévis et qu'on n'a jamais remis en question cet état de fait. Peut-être que des questionnements devront se poser pour l'avenir, a-t-il avancé.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer