Attentat à Ottawa: des députés témoignent

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Le député Jonathan Genest-Jourdain a été dirigé dans l'antichambre du Parlement, où il se trouve en compagnie de plusieurs journalistes.

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Johanne Fournier, Fanny Lévesque, Annie Mathieu
Le Soleil

Des députés de la région de Québec et de l'est de la province ont eu une sacrée frousse après l'attentat qui risque de bouleverser leur vie et celle de tous les Canadiens, selon l'élu néodémocrate de Limoilou, Raymond Côté.

Nombreux sont ceux qui ont très clairement entendu les coups de feu à l'intérieur du parlement alors que le tireur se trouvait à quelques pas d'où ils étaient réunis pour leur caucus hebdomadaire. «Nous étions en pleine réunion. On pensait d'abord que c'était le bruit des travaux, raconte M. Côté. Mais en quelques secondes, on a senti que c'était quelque chose de grave.»

Certains parlent d'une dizaine de coups de feu, d'autres d'une vingtaine. «C'était en rafale, ça tirait à toute vitesse», a témoigné son collègue de Manicouagan, Jonathan Genest-Jourdain, qui se trouvait dans l'antichambre, un endroit tout près de la Chambre des communes.

Des agents de sécurité ont fait irruption dans la salle du caucus présidée par le chef de l'opposition, Thomas Mulcair. Ils ont ordonné aux députés présents de se coucher sous les tables. Certains ont eu le réflexe de tenter de mettre à l'abri leur chef, souligne l'élu dans Montmorency-Charlevoix-Haute-Côte-Nord, Jonathan Tremblay.

Le meneur des troupes néodémocrates s'est empressé de parler au constable pour savoir si ses collègues et lui étaient corrects, rapporte Raymond Côté. «Ce sont des gens que l'on côtoie tous les jours», rappelle-t-il, visiblement ébranlé.

Le député de Chicoutimi-Le Fjord, Dany Morin, a partagé sur Twitter un plan du parlement représentant l'endroit où le tireur était positionné au moment où il a été abattu. Il a vraisemblablement traversé le hall d'honneur sans savoir qu'il passait à côté de portes permettant d'accéder aux dirigeants de pays.

Le caucus conservateur où se trouvait le premier ministre Stephen Harper était réuni dans la salle de l'autre côté du couloir de celui du NPD. Le député de Lévis-Bellechasse, Steven Blaney, et celui de Lotbinière-Chutes-de-la-Chaudière, Jacques Gourde, n'ont pas pu être joints mercredi tandis que celui de Beauce, Maxime Bernier, était à Vancouver au moment des événements.

Les membres des deux partis politiques ont été évacués du bâtiment principal quelques minutes plus tard. Ils ont été conduits par petits groupes à différents endroits, où ils étaient toujours confinés en début de soirée. Tous ont évoqué l'odeur de la poudre, très présente dans les corridors.

Le député de Haute-Gaspésie-La Mitis-Matane-Matapédia, Jean-François Fortin, s'est quant à lui immédiatement barricadé avec ses employés dans son bureau, situé à environ deux à trois minutes de marche du lieu de la fusillade. «Rapidement, après les coups de feu, on a entendu les nombreuses sirènes de police qui ont fait en sorte qu'on a su qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas bien. Il y avait une frénésie dans les rues, où les gens s'éloignaient de l'édifice central. Tous nos téléphones se sont mis à sonner. Les réseaux sociaux ont été envahis d'alertes. C'est là que, rapidement, on a pu voir l'ampleur de l'événement», rapporte-t-il.

Annick Papillon avait quitté ses collègues plus tôt pour se rendre à son bureau en navette. «Si j'avais quitté le caucus un peu après, j'aurais pu me trouver au mauvais endroit au mauvais moment», fait valoir la députée de Québec, qui croit avoir croisé la voiture dans laquelle le suspect s'est déplacé pour commettre son geste irréparable. «Est-ce qu'il manque de sécurité au parlement? C'est une question à se poser», demande-t-elle. «Ça arrive dans un drôle de moment, on vient d'annoncer qu'on s'en va en mission à l'étranger», souligne l'élue.

Raymond Côté compare les événements à ceux survenus en 1984 à l'Assemblée nationale de Québec. «Je me rappelle de l'avant-caporal Lortie et de l'après. Il faut s'attendre à vivre avec des mesures plus strictes de sécurité», avance-t-il. «Notre vie va être bouleversée et celle des Canadiens aussi», prédit le député.  Avec Johanne Fournier et Fanny Lévesque

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