Sécurité accrue à l'hôtel de ville et au palais de justice de Québec

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La présence policière a été demandée devant l'hôtel de ville de Québec.

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Valérie Gaudreau, Isabelle Mathieu, Pierre-Olivier Fortin
Le Soleil

(Québec) Les propos tenus par le maire Régis Labeaume qui disait mardi craindre pour sa sécurité ont eu une résonance bien particulière après l'attentat survenu mercredi matin au Parlement d'Ottawa.

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«J'en ai assez dit hier [mardi]», a lancé le maire Régis Labeaume avant de s'engouffrer dans l'ascenseur en compagnie de son chef de cabinet.

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Le maire de Québec lui-même a fait allusion à ses propos de la veille lorsqu'il est passé en coup de vent devant les journalistes présents à l'hôtel de ville en fin d'avant-midi.

«J'en ai assez dit hier», a lancé le maire avant de s'engouffrer dans l'ascenseur en compagnie de son chef de cabinet.

Mardi, M.Labeaume avait dit n'avoir jamais été aussi inquiet en sept ans à la tête de la ville.

«On ne veut pas paranoïer, mais celle-là, on la trouve très, très spéciale», avait-il dit en commentant l'acte d'un jeune converti à l'islam qui a attaqué des militaires canadiens lundi à Saint-Jean-sur-Richelieu.

«La question est que si vous voulez faire un coup d'éclat, quelles sont les 10 premières personnes au Québec à qui vous vous attaquez?» avait avancé le maire, sous-entendant qu'il pourrait faire Quelques heures plus tard, le lieu de pouvoir qu'est le Parlement d'Ottawa a été la cible de tireurs.

Mais pas question pour M. Labeaume d'en remettre alors qu'il a quitté vers midi pour Montréal où il participait en fin d'après-midi  à un colloque sur les villes intelligentes avec le maire de Montréal Denis Coderre.

Vers 15h20 M. Coderre d'ailleurs a tenu un point de presse en compagnie du chef de la police de Montréal pour commenter la tragédie. Il a notamment signifié que la sécurité a été augmentée dans «des points stratégiques». «Dormez tranquilles, on estvigilants», a dit M. Coderre aux Montréalais.

La décision de M. Labeaume de ne pas annuler son déplacement dans la métoropole a «surpris» le chef de l'opposition Paul Shoiry.

«C'est le rôle d'un maire d'être sur place, de rencontrer les médias et de rassurer la population», a dit l'élu de Démocratie Québec.

M. Shoiry se questionne aussi sur ce qui a motivé M. Labeaume a parlé de ses craintes mardi. «Je trouve ça malheureux parce que ça soulève plein de questionnements. Si lui a des inquiétudes pour sa sécurité, il doit savoir quelque chose.  S'il a des inquiétudes pour sa sécurité et n'a aucune information, c'est irresponsable», a dit M. Shoiry.

Sécurité accrue

En matinée mercredi, l'attentat d'Ottawa s'est fait sentir à l'hôtel de ville de Québec alors que la présence policière a été accrue.

Visiblement sur les dents, les policiers présents ont d'ailleurs intercepté un livreur qui tentait d'entrer en camionnette sur le terrain de l'hôtel de ville pour y décharger sa livraison.  L'homme a été sommé de rebrousser chemin.

La porte principale de «la maison du peuple» était exceptionnellement verrouillée ettous les visiteurs devaient sonner pour se faire ouvrir.

En après-midi, le Service de police de Québec a indiqué que la situation est évaluée «de près», que «certaines mesures sont prises», mais qu'aucun détail ne sera dévoilé.

Quelques minutes après la fusillade sur la colline parlementaire à Ottawa, la sécurité a étérenforcée aussi au palais de justice de Québec.

Des constables spéciaux ont été postés à chacune des entrées du grand bâtiment et ont commencé à faire une fouille sommaire de chaque personne qui souhaite entrer. En après-midi, la tension semblait retombée et les visiteurs entraient comme à l'habitude, mais toujours sous le regard d'un constable. Les salles d'audience sont restées ouvertes comme à l'habitude.

Contrairement à l'Assemblée nationale, le palais de justice de Québec n'est pas équipé de détecteur de métal.

Sécurité accrue aussi du côté de Lévis alors que la police a confirmé en fin d'avant-midi que le plan de mesures d'urgence a été mis branle et que les différents corps policiers coordonnent leurs actions.

Le porte-parole Patrice Gagnon a expliqué que certains endroits sensibles ont été identifiés pour y mobiliser des policiers. Des agents ont d'ailleurs visité le Fort numéro un, l'hôtel de ville et les bureaux du député fédéral Steven Blaney. Une employée sur place a d'ailleurs confirmé que les policiers surveillaient l'endroit et ne «prennent pas de chance».

Dans les centrales, les policiers surveillent étroitement ce qui se passe dans la capitale fédérale pour s'enquérir des façons de faire autant des policiers que des suspects. Par «mimétisme, est-ce que ça donnera à d'autres l'idée de lefaire ailleurs?» demande le policier. «On n'ignore pas qu'il peut y avoir des risques, alors on met en place ce qu'on juge adéquat», évoque M. Gagnon. «Oui, on s'entraine pour des choses comme ça. C'est malheureux, mais ne pas le faire serait la pire des choses.»

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