Sodomie forcée: la plaignante attaquée sur son passé trouble

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(Québec) Dure journée à la barre des témoins pour la jeune femme qui affirme avoir été sodomisée de force par Claude Bilodeau le 31 juillet dans un motel du boulevard Hamel. L'avocat de la défense l'a mitraillée de questions pour mettre en évidence son passé trouble.

La plaignante, aujourd'hui âgée de 33 ans, avait rencontré Claude Bilodeau, 50 ans, à l'été 2010 par le biais du site de rencontre Lavalife. Elle a confirmé hier qu'elle avait placé une annonce sur ce site pour rencontrer de nouvelles personnes qui la payeraient en échange de faveurs sexuelles.

Elle accepte de retrouver Claude Bilodeau le soir du 31 juillet et de se rendre avec lui dans un motel du boulevard Hamel. L'entente est claire, selon la jeune femme: elle obtiendra 1500 $ si elle accepte d'être attachée, les yeux bandés et de se laisser caresser. La jeune femme avait aussi fait une fellation et consenti à une relation sexuelle vaginale. Mais selon la plaignante, Claude Bilodeau l'aurait contrainte à une relation sexuelle anale.

Toujours selon la plaignante, un peu plus tard dans la soirée, Bilodeau se serait ensuite éclipsé, emportant le sac de la jeune femme, et n'aurait jamais payé son dû.

Questionnée par l'avocat de Claude Bilodeau, Me Michel Barrette, la plaignante n'a jamais pu décrire le sac supposément volé dont elle est pourtant capable de détailler le contenu.

L'avocat de la défense est revenu abondamment sur les antécédents judiciaires de la plaignante, déjà détaillés par la procureure de la Couronne, MeCarmen Rioux.

La jeune femme a notamment été condamnée à 12 mois de détention pour production de marijuana et possession de cocaïne. Elle a aussi déjà été condamnée pour vol qualifié et s'être trouvée dans une maison de débauche de Trois-Rivières.

Colère et sanglots

La jeune femme, mère de deux enfants et consommatrice de stupéfiants depuis l'adolescence, a sangloté durant une partie du contre-interrogatoire.

«Qu'est-ce qui est triste?» demande, agacé, Me Barrette à la témoin en pleurs. «Je me sens attaquée!» répond-elle.

Le juge Raymond W. Pronovost a alors foudroyé l'avocat de la défense du regard et lui a demandé de se contenter de poser des questions sur la cause.

Lorsqu'elle a voulu dénoncer le vol de son sac, la plaignante a menti aux policiers en disant avoir rencontré Bilodeau dans un bar. Était-ce pour éviter des accusations d'avoir fait de la sollicitation, demande Me Barrette? «Non, c'est parce que je n'avais pas le goût de parler de ma vie, j'ai honte de ça!, éclate la témoin. Je suis peut-être une tout croche avec mes dossiers, mais je ne mérite pas ça pareil!»

Le procès se poursuit aujourd'hui devant un jury de huit hommes et quatre femmes.

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