Accusé d'avoir sodomisé une femme de force

L'accusé, Claude Bilodeau, 50 ans... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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L'accusé, Claude Bilodeau, 50 ans

Le Soleil, Patrice Laroche

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Matthieu Boivin
Le Soleil

(Québec) Le procès de Claude Bilodeau s'est amorcé lundi matin au palais de justice de Québec, lui qui est accusé d'avoir sodomisé une femme sans avoir obtenu son consentement, dans un motel du boulevard Hamel, le soir du 31 juillet 2010. L'agression sexuelle se serait déroulée dans le cadre d'une rencontre où l'accusé se serait engagé à verser 1500 $ à la présumée victime pour avoir des contacts de nature sexuelle avec elle.

La mère de famille de 33 ans a entamé son témoignage en milieu d'avant-midi, en présence d'un jury formé de huit hommes et quatre femmes, et devant l'accusé âgé de 50 ans qui réside à Saint-Éloi, près de Rivière-du-Loup.

Visiblement nerveuse, et émotive par moments, la femme a expliqué qu'elle a établi un premier contact avec Bilodeau par le biais du site Internet de rencontre Lavalife.

L'homme, qui dit s'appeler Jacques, l'informe qu'il est prêt à lui donner 1500 $ pour passer la nuit avec elle. L'accusé lui avait notamment expliqué qu'il souhaitait l'attacher et lui bander les yeux, pour ensuite la caresser. Sans travail, la femme accepte et l'homme vient la cueillir quelques jours plus tard à son domicile de Beauport, vers 16h, le 31 juillet 2010.

Habillée «classe et sexy» à la demande de Bilodeau, la présumée victime accompagne l'accusé pour manger dans un restaurant Subway. Ils se dirigent ensuite dans un motel du boulevard Hamel.

Dans la chambre du motel, nerveuse, elle boit quelques verres de cognac que Bilodeau lui offre. Les deux prennent une douche, séparément, et elle lui prodigue une fellation. L'homme et la femme se livrent ensuite à une relation sexuelle vaginale.

Bilodeau attache alors la victime à l'aide «d'une corde de robe de chambre» et lui bande les yeux. Elle se trouve sur le lit. Alors qu'il lui avait dit qu'il allait la caresser, Bilodeau l'aurait pénétrée dans le vagin, pour ensuite la sodomiser.

«Pas là, pas dans mes fesses!» lui aurait lancé la victime, en se tortillant pour essayer d'arrêter Bilodeau. Incapable de se libérer, elle l'aurait laissé poursuivre, résignée. Il l'a alors détachée et la femme a repris une douche.

«Je me sens dégueulasse»

«Je vais me laver, je me sens dégueulasse!» explique-t-elle, en réponse aux questions de Me Rioux.

«Je me sens vraiment conne de m'être fait avoir!» ajoute-t-elle.

Bilodeau aurait ensuite offert à la présumée victime de retourner à son domicile, afin de voir si ses enfants, gardés par un ami, se portent bien. Malgré ce qui venait de lui arriver, la femme a choisi de demeurer avec l'accusé, en espérant mettre la main sur le magot le lendemain.

Pendant qu'elle se trouvait à l'intérieur de son appartement, l'accusé se serait sauvé à bord de son véhicule, gardant avec lui les effets personnels de la femme, son sac à main et les 500 $ qu'il contenait. Il ne lui aurait jamais versé les 1500 $ promis.

La victime a bien tenté de retrouver l'individu, en se rendant au motel pour avoir ses coordonnées, mais le personnel a refusé de lui transmettre l'information. Elle a alors appelé le 9-1-1 pour dénoncer le vol de sac, mais elle est demeurée muette sur l'agression dont elle dit aujourd'hui avoir été victime. Durant son interrogatoire, la présumée victime a avoué avoir menti au préposé du 9-1-1, notamment quand elle lui a dit avoir rencontré Bilodeau dans un bar. Elle a affirmé que l'accusé avait pris la poudre d'escampette pendant qu'elle était au dépanneur, ce qui était aussi faux.

«Je voulais pas dire ce qui était arrivé, je voulais garder ça pour moi», a-t-elle affirmé au jury, à la suite d'une question de la procureure Rioux.

Ce n'est que le 16 septembre que la femme a expliqué à une enquêteure de la police de Québec, Marie-France Chapados, ce qui se serait vraiment passé le soir du 31 juillet. Celle-ci l'avait appelée deux jours auparavant pour lui dire qu'elle avait peut-être localisé le voleur du sac à main. Les deux ont convenu alors de se rencontrer.

La présumée victime a affirmé en interrogatoire qu'elle n'était pas sous l'effet de la drogue au moment des faits allégués. À cette époque, elle fumait du cannabis quotidiennement et consommait occasionnellement du GHB.

Le procès doit se poursuivre mardi, devant le juge Raymond Pronovost. Me Michel Barrette représente l'accusé dans cette affaire.

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