Magnotta: le fils de Jean Chrétien et la soeur de Karla Homolka témoignent

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Sidhartha Banerjee
La Presse Canadienne
Montréal

Les noms de la soeur de Karla Homolka et du fils de Jean Chrétien, qui ont témoigné vendredi au procès de Luka Rocco Magnotta pour meurtre prémédité, ont été inscrits en adresse de retour sur les colis qu'a envoyés Magnotta après le meurtre de Jun Lin.

Ni Hubert Chrétien ni Logan Valentini ne connaissaient Magnotta.

Logan Valentini, qui s'appelait Lori Homolka avant de changer de nom en 1996, a affirmé ne pas avoir envoyé de colis à l'école primaire False Creek en Colombie-Britannique en 2012. Son nom et son adresse figuraient comme adresse de retour sur un colis que l'accusé a posté à une école de Vancouver. Sa soeur, Karla Homolka, a été condamnée à 12 ans de prison dans les années 1990 pour une histoire de meurtres impliquant aussi Paul Bernardo.

Le paquet contenait un membre de Jun Lin, l'étudiant en ingénierie chinois que Magnotta, 32 ans, a admis avoir assassiné. Il a cependant plaidé non coupable pour cause d'aliénation mentale.

Témoignant par système vidéo vendredi, depuis Kitchener en Ontario, Mme Valentini s'est dite interloquée lorsqu'elle a reçu un appel de la police en 2012. Les agents n'ont pas voulu lui donner de détails, mais elle est allée sur Internet pour savoir de quoi il s'agissait.

Ça «n'a rien à voir avec moi»

«J'étais plutôt stupéfaite, je ne comprenais pas pourquoi j'étais encore traînée dans quelque chose qui n'a rien à voir avec moi», a-t-elle dit aux jurés.

Mme Valentini a dit avoir récemment vu sa soeur, qui vit maintenant au Québec avec son époux. Elle a aussi affirmé que les gens savent, en général, qu'elle est la soeur de Karla Homolka.

«Tout le monde le sait, a-t-elle dit. Ça s'est retrouvé dans les médias que j'ai changé mon nom.»

«Je ne voulais pas changer d'identité, je ne voulais juste plus être associée à quelque chose et avoir une mauvaise réputation pour quelque chose que je n'ai pas fait et dont je ne sais rien. Je veux juste vivre ma vie tranquillement et librement.»

Plus tôt vendredi, le fils de l'ancien premier ministre Jean Chrétien, Hubert Chrétien, a livré un témoignage semblable pour les mêmes raisons. Son nom figurait aussi comme adresse de retour sur un des macabres colis qu'a envoyés Magnotta dans une autre école vancouvéroise.

M. Chrétien a dit qu'il ne connaissait pas l'accusé et qu'il n'avait jamais envoyé le colis, sur lequel son nom avait été mal orthographié. On pouvait lire «Hurbert».

Hubert Chrétien, qui dirige une organisation à but non lucratif, a affirmé que ses liens familiaux avec Jean Chrétien sont bien connus et qu'il était facile de trouver de l'information à son sujet sur Internet.

«Mon père est beaucoup mieux connu que moi, a-t-il dit depuis le Palais de justice de Gatineau. Mais par extension, je suis connu, oui.»

«J'étais pas mal surpris. On m'apprenait quelque chose qui m'apparaissait étrange, je ne comprenais pas.»

«Ce n'était pas vraiment plaisant que mon nom ait été utilisé», a-t-il poursuivi.

Luka Rocco Magnotta fait face à cinq accusations, dont meurtre prémédité, harcèlement criminel du premier ministre Stephen Harper et d'autres membres du Parlement, outrage à un cadavre et production de matériel obscène.

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