Relations sexuelles avec un mineur: une «mère cool» risque la prison

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Josée Beaumont, 53 ans, a livré vendredi à un juge sa version par rapport à une relation «intime» qu'elle a eue avec un garçon de 14 ans à l'été 2010.

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(Québec) Une femme de Québec perçue comme une «mère cool» par son entourage risque jusqu'à deux ans de prison pour avoir eu une relation sexuelle avec un adolescent de 14 ans.

Josée Beaumont, 53 ans, a livré vendredi à un juge sa version par rapport à une relation «intime» qu'elle a eue avec un garçon de 14 ans à l'été 2010. La femme de Québec a plaidé coupable en avril à une accusation de contacts sexuels.

Vendredi, c'était le moment d'entendre le ministère public et la défense sur la peine à lui infliger.

D'entrée de jeu, Josée Beaumont a fait part au juge Michel L. Auger qu'elle était insatisfaite de la vie sexuelle avec son mari à l'époque du délit. «Ça faisait huit ans qu'on le faisait une fois à Noël», a-t-elle partagé.

En parallèle, l'adolescent qui a porté plainte contre elle traînait souvent chez le couple et percevait la femme alors âgée de 49 ans comme une «mère cool», puisqu'elle tolérait que ses enfants fument du cannabis. La mère de famille en consommait elle-même régulièrement, «pour se détendre» selon ses propres dires.

Pendant l'été 2010, Josée Beaumont a offert à l'ado un tour à bord de sa Porsche pour se rendre dans un parc où ils se sont embrassés.

À un autre moment, lors d'une soirée où ils avaient consommé, la femme a proposé au jeune d'aller au bord du quai de sa résidence. «C'était pas dans l'intention de faire l'amour», a-t-elle précisé au juge. «On regardait les étoiles et, oups, c'est arrivé. Ç'a pas duré longtemps, on a comme réalisé que ça n'avait pas de bon sens.»

Questionnée par la procureure de la Couronne, Josée Beaumont a glissé qu'il n'y avait pas eu «gros, gros de préliminaires», à savoir une fellation pour l'aider à avoir une érection.

Aujourd'hui, l'accusée dit trouver ses gestes «très innocents, très irresponsables». «J'ai pas allumé. Je l'ai vu comme un de mes amis», a admis la femme, après avoir précisé que l'adolescent n'«arrêtait pas» de lui faire des compliments.

Événement «isolé»

L'avocat de Josée Beaumont, Me Sébastien Proulx, a plaidé que l'adolescent était consentant et qu'il s'agissait d'un événement «isolé» survenu dans un contexte où la femme vivait des problèmes avec son mari. Il suggère un emprisonnement de deux à trois mois à purger la fin de semaine. La peine minimale pour ce délit est de 45 jours.

La procureure de la Couronne a quant à elle demandé une peine de deux ans moins un jour. Me Carmen Rioux a insisté sur le fait que l'accusée «fait porter le blâme sur la victime» et qu'elle minimise ses gestes. «Elle veut que vous "achetiez" la vision qu'elle est un peu victime», a souligné Me Rioux au juge Auger.

Josée Beaumont connaîtra sa sentence le 1er décembre.

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