Une mère offre sa fille comme jouet sexuel à son conjoint

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(Québec) Une mère de famille écope d'une peine de quatre ans de pénitencier pour avoir offert sa fille comme jouet érotique à son conjoint impuissant.

La femme de Québec âgée de 41 ans, que nous ne nommerons pas pour protéger l'identité de l'adolescente, a plaidé coupable à des accusations de contacts sexuels et d'incitation à des contacts sexuels ainsi que d'une accusation plus rare de corruption d'enfants.

En 2010, lorsqu'elle constate que son conjoint, aussi accusé dans cette affaire, a des problèmes érectiles, la mère lui propose son adolescente de 14 ans comme stimulant sexuel afin de pouvoir elle-même par la suite satisfaire ses besoins.

À de nombreuses reprises, elle aurait obligé sa fille à faire des fellations à son conjoint. Elle-même consommatrice de drogue, la mère a fait prendre du GHB (drogue du viol) à sa fille pour faciliter les gestes sexuels.

Lorsque l'adolescente voulait demander une permission à sa mère, celle-ci la dirigeait vers son conjoint qui l'attendait, nu, et en profitait pour poser des gestes sexuels.

La mère a expliqué qu'elle avait une forte libido et que le couple était grand consommateur de pornographie et amateur d'escortes.

Le troublant manège a duré deux ans et demi, jusqu'à la rupture du couple.

Le juge Michel L. Auger a condamné sévèrement le comportement de la femme. «Madame a fait le choix de prioriser ses désirs et les besoins sexuels de son conjoint avant ses enfants», souligne le magistrat.

La jeune fille, aujourd'hui âgée de 18 ans, traîne de lourdes séquelles. Elle a développé une dépendance aux drogues, fait des cauchemars et, incapable de se concentrer, a dû interrompre ses études durant un an et demi. Elle s'est privée de voir sa grande soeur de peur de croiser sa mère.

Le juge Auger a dit imaginer aisément l'angoisse de la jeune fille. «À qui peut-elle se confier, puisque sa propre mère est complice de l'agression? demande le juge Auger. La victime aura besoin d'aide pour retrouver l'équilibre de vie que sa mère lui a volé.»

Le conjoint complice, âgé de 43 ans, connaîtra sa sentence en janvier.

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