Homicide involontaire: un toxicomane écope de sept ans et demi de prison

Le palais de justice de Québec... (Le Soleil, Erick Labbé)

Agrandir

Le palais de justice de Québec

Le Soleil, Erick Labbé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Ravagé par la consommation d'alcool et de drogue, en proie à de graves problèmes psychiatriques, Sylvain Lacasse a battu à mort son ami Alain Thibault et écopé d'une peine de sept ans et demi de prison.

À environ un mois du début de son procès devant jury, Sylvain Lacasse, 53 ans, a décidé de plaider coupable mercredi à l'accusation d'homicide involontaire. À l'origine, la poursuite avait porté l'accusation de meurtre au second degré.

5 mai 2012. Au terme d'une soirée de beuverie, Sylvain Lacasse se trouve seul avec sa conjointe et son ami Alain Thibault, au logement de ce dernier, rue Saint-Joseph, à Lévis.

Thibault, dépressif et suicidaire, se confie longuement à la conjointe de Lacasse. 

Celui-ci devient fou furieux lorsqu'il voit sa copine et son ami sortir de la chambre. Il se met alors à battre Thibault à coups de poings et de pieds jusqu'à ce que ce dernier s'effondre, inconscient.

Complètement intoxiqués, Lacasse et sa conjointe passent ensuite la nuit dans le lit ensanglanté de la victime, qui gît à quelques mètres d'eux. Ils repartiront au matin en volant des espadrilles et un peu d'argent.

Le corps d'Alain Thibault, 52 ans, sera retrouvé un peu plus tard le 5 mai, et Sylvain Lacasse sera arrêté le lendemain. Il est détenu depuis ce temps malgré une demande de cautionnement.

Père de six enfants, Sylvain Lacasse a été marié durant 20 ans et a travaillé de longues années comme manoeuvre.

En 2009, sa santé mentale chancelle, et il est hospitalisé à de nombreuses reprises pour des problèmes psychiatriques. Il se met à consommer des drogues dures, notamment de l'héroïne et de la morphine.

«Ça l'a mené à la descente aux enfers et aux gestes pour lesquels il plaide coupable aujourd'hui», a expliqué l'avocat de défense, Me Yves Savard.

Interrogé durant six heures par les policiers, Sylvain Lacasse n'a jamais pu expliquer ce qu'il avait fait. «Je regrette ce qui est arrivé», a-t-il dit d'une voix faible, mercredi, au juge François Huot. 

Le procureur de la Couronne, Me Thomas Jacques, a dénoncé le haut niveau de violence et l'acharnement de l'agresseur, un homme jusque-là sans antécédent judiciaire.

La poursuite et la défense sont tombées d'accord pour suggérer au juge François Huot une peine totale de sept ans et demi de pénitencier, de laquelle il reste 45 mois à purger.

Le magistrat a accepté d'entériner cette peine tout en invitant le détenu à «se débarrasser de ses vieux démons». «Ce qui s'est produit origine de votre consommation d'alcool et de drogue, a insisté le juge Huot. Je suis convaincu que vous n'aviez pas l'intention de tuer votre ami, mais vos gestes sont d'une extrême gravité.»

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer