Pas de procès pour l'ex-chef de police de Lévis: un mauvais message, estime Lehouillier

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Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier

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Stéphanie Martin
Le Soleil

(Québec) Le maire de Lévis estime que l'annulation du procès de l'ex-chef de police de la Ville envoie un mauvais message à la population et accroît le cynisme ambiant à l'égard du système judiciaire.

Gilles Lehouillier a été questionné au lendemain de la décision de la juge Johanne Roy, qui a accepté la requête d'arrêt des procédures dans le procès pour conduite avec les facultés affaiblies de l'ex-chef de police de Lévis Jean-François Roy. La juge a rendu cette décision en raison du «délai déraisonnable».  

M. Lehouillier estime dans ce cas-ci que la population est mal servie. «C'est toujours plate en justice de constater qu'une poursuite est avortée pour une technicalité. C'est un petit peu désagréable, parce que ça crée au niveau de la population une perception négative.»

Les citoyens peuvent sentir qu'il existe deux poids, deux mesures dans le cas d'un chef de police qui se retrouve devant la justice. «Cette perception négative est en quelque sorte justifiée parce qu'au fond, le citoyen ordinaire qui aurait été devant cette situation n'aurait jamais eu les moyens d'aller chercher ces éléments-là. Ça donne à penser qu'au niveau de la justice, il y a une problématique liée à ces cas particuliers.»

Le maire a souligné qu'il ne remet pas en question le travail de la juge Roy, mais «ça lance une image qui est plutôt négative».

Le procès a été annulé en raison du délai anormalement long qui a été nécessaire pour transmettre à la défense une information qu'elle réclamait depuis décembre 2011, à savoir que la policière qui a fait subir l'alcootest au chef de police a échoué à son test de requalification deux mois plus tard. La juge Roy a conclu que même si la population aurait eu intérêt à ce que les accusations soient jugées au fond, l'accusé a subi une atteinte à ses droits constitutionnels.

Même si Jean-François Roy est aujourd'hui un homme libre et sans tache à son dossier, pas question pour le maire de le réintégrer dans ses fonctions ou au sein du service de police de Lévis. «En ce qui nous concerne, le dossier est clos. Il n'y a aucune intégration possible à Lévis. D'autant plus qu'il y a une entente en bonne et due forme. Le lien d'emploi se terminait en décembre 2011. Pour nous, il n'est même pas question de considérer un retour de quelque façon que ce soit. C'est terminé.»

En juin 2011, le chef de police avait signé une entente de fin d'emploi, dont les détails n'ont jamais été dévoilés.

Avec Patricia Cloutier

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