Aucune manifestation dans les rues de Québec refusée depuis 2012

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Manifestation à Québec le 20 août contre le projet de loi 3 sur les régimes de retraite

Erick Labbé, Archives Le Soleil

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(Québec) Aucune manifestation n'a été refusée par les forces policières de la capitale depuis l'adoption du règlement sur la paix et le bon ordre de la Ville de Québec en juin 2012, a appris Le Soleil.

Selon des chiffres obtenus auprès du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), 308 rassemblements ont eu lieu depuis l'entrée en vigueur de ce règlement, le 22 juin 2012.

«Aucune ne fut refusée ou déclarée illégale», a affirmé François Moisan, porte-parole au SPVQ. «Nous avons collaboré avec l'ensemble des demandeurs. Dans certains cas, nous avons suggéré au demandeur de changer d'endroit, car nous savions que l'endroit où il voulait tenir une manifestation n'était pas disponible pour différentes raisons.»

Le SPVQ affirme même travailler avec les organisateurs de manifestations afin de les aider à trouver «un trajet qui leur donnerait quand même une visibilité.» En vertu du règlement sur la paix et le bon ordre, les organisateurs doivent fournir aux policiers l'itinéraire de leur manifestation afin qu'un dispositif de sécurité soit déployé.

François Moisan précise que les 308 manifestations incluent celles qui n'ont fait l'objet d'aucune demande formelle, mais qui ont tout de même été tolérées. «Quand il n'y a pas eu de demande de permis, on est allé voir les organisateurs et on a demandé le parcours. Ils ont collaboré», résume-t-il.

Reste que les policiers font parfois preuve d'une «intimidation douce et subtile» auprès d'organisateurs de manifestations, selon la Ligue des droits et libertés.

Quelques flammèches

Une récente marche pour le climat, qui réunissait environ 500 personnes devant l'Assemblée nationale, a provoqué quelques flammèches entre les policiers et des manifestants.

«Ils ont utilisé le fait que les organisateurs de la manifestation ne connaissaient pas le règlement sur le bout de leurs doigts pour les forcer à marcher sur le trottoir», déplore Sébastien Harvey, coordonnateur de la section locale de la Ligue des droits et libertés.

L'une des organisatrices de la marche pour le climat, Marie-Ève Leclerc, précise que la décision de marcher dans les rues a été prise à la dernière minute et, donc, que les policiers n'avaient pas été avisés. Elle s'interroge toutefois sur le pouvoir des policiers de restreindre des manifestants pacifiques à un trottoir.

«Le règlement complique les changements de dernière minute. On comprend pourquoi ils veulent faire ça, mais on dénonce toutes ces règles qui compliquent les choses. Pour nous, ce n'est pas de la démocratie», exprime la représentante du groupe Stop oléoduc Capitale-Nationale.

Sébastien Harvey rappelle enfin que les données fournies par la police de Québec ne comprennent pas les manifestations du printemps 2012, où plus d'un rassemblement contre la hausse des droits de scolarité avait été déclaré illégal.

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