30 mois de pénitencier pour un père incestueux

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La suggestion de sentence de 90 jours à purger de façon discontinue faite par l'avocat de défense Me Herman Bédard «n'est pas appropriée», a indiqué le magistrat.

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(Québec) Être soi-même une victime d'agression sexuelle ne justifiera jamais d'abuser ses propres enfants. Le juge Bernard Lemieux l'a rappelé à un père incestueux jeudi, en l'envoyant au pénitencier pour 30 mois.

Le résident de Saint-Nicolas âgé de 37 ans, que nous ne pouvons nommer pour préserver l'anonymat des victimes, commence à agresser sa fille de neuf ans en 2009.

La petite dira avoir eu au total une cinquantaine de contacts sexuels avec son père. Très souvent, l'enfant recevra un billet de 5 ou 10$ en guise de récompense.

Le père la force à lui faire des fellations et il lui montre des films érotiques en lui demandant de faire la même chose que les acteurs à l'écran.

Lorsque les policiers demanderont à l'enfant de décrire ce qu'elle a subi, la petite dessinera des bonhommes allumettes dans la position «69».

À quelques reprises, l'homme tente d'entrer son doigt dans le vagin de l'enfant. Cette dernière se plaint de la douleur. L'individu insiste et recommence.

Durant la même période, le père va aussi agresser son fils âgé de 12 ans en le forçant à lui faire une fellation pendant l'écoute d'une partie de hockey avant de lui imposer le même geste.

Les deux jeunes victimes vont reproduire les gestes sexuels entre eux et sur un frère plus jeune.

La jeune fille dénonce les agressions lorsqu'elle atteint l'âge de 12 ans.

Risque élevé de récidive

À la lumière de la preuve, le juge Bernard Lemieux constate que l'accusé a peu d'empathie pour les victimes, présente un risque élevé de récidive et fait pour l'instant un piètre candidat à la thérapie.

Le père incestueux a témoigné avoir été agressé sexuellement par trois personnes de son entourage à l'âge de six ans. «C'est triste, mais ça ne peut pas justifier son comportement, a tranché le juge Bernard Lemieux. Il connaissait mieux que quiconque ce que vivaient ses enfants et les conséquences sur leur développement.»

La suggestion de sentence de 90 jours à purger de façon discontinue faite par l'avocat de défense Me Herman Bédard «n'est pas appropriée», a indiqué le magistrat, qui s'est plutôt rendu très près de la suggestion du procureur de la Couronne, Me Jean-Roch Parent, en imposant une peine de deux ans et demi de détention.

En sortant de la salle d'audience, l'ex-belle-mère de l'individu croyait avoir mal compris la sentence. «Seulement 30 mois?», demandait-elle, incrédule.

Les deux jeunes victimes payent un prix beaucoup plus élevé, ajoute la dame. «Ils traînent tout le temps ça dans leur tête.»

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