Échouement du Louis Jolliet: la sécurité à bord déficiente, juge le BST

Le Louis-Jolliet s'est échoué le 16 mai 2013... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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Le Louis-Jolliet s'est échoué le 16 mai 2013 près de l'île d'Orléans.

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(Québec) Le Bureau de la sécurité des transports (BST) pointe vers l'inexpérience du premier maître à la barre du Louis Jolliet pour expliquer l'échouement du 16 mai 2013, près de l'île d'Orléans. L'orga-nisme fédéral ajoute que les mesures d'urgence à bord étaient inadéquates, ce que rejette vigoureusement Croisières AML.

Selon le rapport d'enquête du BST, publié jeudi, le capitaine du Louis Jolliet avait confié la barre à son second, «récemment embauché», le jour où le navire s'est échoué sur le fleuve Saint-Laurent à la hauteur de Sainte-Pétronille. 

Le jeune navigateur «a amorcé un changement de cap qui a mené à l'échouement», révèle l'enquête du BST, confirmant ainsi la thèse de l'erreur de navigation, privilégiée dans les heures suivant l'événement. Le BST précise que le capitaine se trouvait sur le pont, mais ne participait pas aux efforts de navigation.

Le premier maître était en fait à l'emploi de Croisières AML depuis seulement deux jours et n'avait jamais navigué seul sur le fleuve. Il a été renvoyé sur-le-champ. Le capitaine n'a pas été sanctionné.

Croisières AML n'a pas nié que l'inexpérience de son premier maître était en cause. L'entreprise estime que le jeune employé aurait dû avertir le capitaine qu'il était en difficulté, ce qu'il n'a pas fait. «Il a omis de mentionner qu'il n'était plus très certain de ses manoeuvres», a expliqué Mélika Robert, porte-parole de Croisières AML. 

Le BST conclut également que le naufrage a mis au jour des lacunes dans les mesures de sécurité mises en place par Croisières AML pour évacuer les 57 passagers - dont plusieurs étudiants - et les 21 membres de l'équipage. «Un examen des événements qui ont suivi l'échouement a révélé que des membres clés de l'équipage n'étaient pas au courant de leurs responsabilités en situation d'urgence», note l'organisme fédéral.

«L'enquête a également déterminé que les procédures d'urgence établies pour le navire comportaient des lacunes au chapitre de la gestion de la sécurité des passagers et que l'équipage n'avait pas fait d'exercices réalistes d'application de ces procédures.»

Ces conclusions sont vigoureusement rejetées par l'entreprise qui, rappelle-t-elle, n'avait jamais eu d'accident du genre en 42 ans. «La sécurité est notre priorité», a lancé Mélika Robert. «Tous les membres de l'équipage sont formés adéquatement et doivent connaître leur rôle lors d'une situation d'urgence. Des formations et des exercices pratiques sont effectués chaque année.»

Le naufrage a toutefois forcé l'entreprise à revoir «de A à Z» ses plans d'urgence, a-t-elle admis. Mais Mme Robert a souligné qu'il s'agissait davantage de «renforcement» et que des mesures étaient déjà établies. Le BST reconnaît dans son rapport les efforts fournis par Croisières AML depuis l'échouement. 

Transports Canada est par ailleurs intervenu afin de rappeler aux employés leurs responsabilités et de remémorer les procédures à suivre pour signaler une urgence. 

Rappelons que personne n'avait été blessé lors de l'échouement. Le Louis Jolliet a subi des dommages mineurs et est rentré à bon port la marée haute venue.

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