Catastrophe aérienne évitée de peu à Gros-Mécatina

La roue avant de l'appareil Twin Otter s'est... (Photo fournie par Randy Jones)

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La roue avant de l'appareil Twin Otter s'est brisée lors de l'atterrissage.

Photo fournie par Randy Jones

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Steeve Paradis

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Gros-Mécatina) On est passé à quelques centimètres de la catastrophe, dimanche, à l'aéroport de La Tabatière, en Basse--Côte-Nord. Un avion Twin Otter de la compagnie Air Labrador, ayant à son bord 17 femmes de la communauté, a connu des problèmes à l'atterrissage.

«La question n'est pas de savoir s'il va y avoir un accident grave un jour à cet aéroport. La question est quand», a lancé le maire de Gros-Mécatina, Randy Jones, encore bouleversé par l'incident. C'est que sa femme se trouvait parmi les passagères, qui revenaient d'une mammographie passée à Blanc-Sablon.

«J'ai eu une vraie peur en voyant la scène», a-t-il ajouté. On peut le comprendre : la roue avant de l'appareil s'est brisée sur le choc, un débris a percé un trou à quelques centimètres de la tête du copilote et un déversement d'essence s'est produit. «C'est vraiment un stress énorme pour tout le monde.»

Des histoires d'horreur à l'aéroport de La Tabatière, M. Jones en aurait des dizaines à raconter. «Pour atterrir là, il n'y a vraiment aucune place à l'erreur. Il faut atterrir sur une montagne, avec des fils électriques qui passent et un lac à côté. C'est pratiquement un miracle d'atterrir ici sans problème, a déclaré le maire. Heureusement, grâce au pilote de l'appareil, tout le monde est en vie, mais ce n'était qu'une question de pouces pour qu'il y ait des victimes.»

Le maire furieux

Randy Jones assure qu'il réclame depuis des années une meilleure sécurité à l'aéroport. «Je suis vraiment tanné de me plaindre de ça. À ma connaissance, il n'y a pas de plan de mesures d'urgence. Il n'y a même pas d'extincteur, proteste-t-il. J'aimerais bien que les décideurs viennent voir ce qu'ils appellent un aéroport. En plus, il y a zéro contrôle ici. On peut prendre l'avion avec de la drogue ou des guns, y'a pas de problème. On dirait qu'on se sacre de nous.»

De plus, prendre l'avion n'est pas un choix pour les résidents du secteur, c'est une obligation, car le village n'est pas desservi par la route 138. «Si on avait la maudite route, on aurait le choix», a enchaîné M. Jones.

Propriétaire des lieux, Transports Québec assure que l'aéroport de La Tabatière dispose d'un plan de mesures d'urgence. «Il y a un système de gestion de la sécurité dans les aéroports dont on a la responsabilité et on a respecté toutes les procédures», a affirmé Marie-Ève Morissette, porte-parole du bureau de la Côte-Nord du Ministère. «On a déployé les mesures d'urgence, comme le prévoit le plan, avec une alerte et une mobilisation des ressources nécessaires.»

Au Bureau de la sécurité des transports du Canada, on est au courant de l'incident. L'organisme est en contact avec les personnes concernées, mais n'a pas encore déterminé s'il mènera une enquête.

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