Négos: le Syndicat des professionnels du gouvernement se dote d'un fonds de grève

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«On se dote d'un fonds de grève pour s'assurer d'être entendus», a soutenu Richard Perron, président du Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec.

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Samuel Auger
Le Soleil

(Québec) À l'approche de négociations avec le gouvernement du Québec, le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) se dotera d'un fonds de grève, une première en 40 ans.

«On a accès à des dizaines de millions de dollars si on veut», a promis samedi le président du syndicat», Richard Perron. Le SPGQ regroupe 25 000 employés dans la fonction publique et différentes agences.

Réunis en congrès en fin de semaine dans la capitale, les syndiqués ont voulu signifier au gouvernement provincial qu'ils étaient prêts à livrer une bataille. «On se dote d'un fonds de grève pour s'assurer d'être entendus», a soutenu Richard Perron. «On va être équipés pour veiller tard.»

Le syndicat regroupant les experts de la fonction publique a bien conscience que plusieurs politiciens n'hésitent pas à casser du sucre sur leur dos. Devant ce qu'il qualifie de campagne de dénigrement, le président du syndicat prépare sa riposte.

Contre-attaques

Un «think tank» sera ainsi créé afin de préparer des contre-attaques dans l'espace public. But avoué : donner la réplique à l'Institut Fraser et l'Institut économique de Montréal, souvent associés à des discours de droite favorisant le secteur privé. «On va prendre les moyens de se faire entendre, pour que les gens aient conscience de la valeur de nos professionnels», promet le leader syndical.

À ceux prétendant que les fonctionnaires sont un fardeau financier pour l'État, Richard Perron entend démontrer qu'ils sont plutôt rentables. «Il ne faut pas voir nos salaires comme des coûts, mais comme des investissements», indique-t-il.

Le syndicat fait allusion aux embauches de la Révolution tranquille, où des conditions de travail avantageuses avaient contribué à l'essor de la fonction publique. «Là, on s'apprête à renouveler une fonction publique, où la commission Charbonneau nous démontre qu'il est essentiel de reprendre le contrôle de nos travaux. C'est un investissement qu'on doit faire», plaide Richard Perron. «On sera capables, avec les conditions qui sont celles-là, d'une fonction publique aussi brillante, compétente, dévouée et indépendante que celle de la Révolution tranquille.» 

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