Médecin poursuivi pour la «mauvaise» réparation d'une déchirure vaginale

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La femme de Québec, aujourd'hui âgée de 36 ans, a accouché d'un petit garçon au CHUL le 4 septembre 2010.

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(Québec) Une nouvelle maman poursuit pour plus de 225 000 $ le médecin du CHUL qui l'a accouchée et qui, allègue-t-elle, a mal réparé la déchirure à son vagin, handicapant du coup sa vie sexuelle.

La femme de Québec, aujourd'hui âgée de 36 ans, a accouché d'un petit garçon au CHUL le 4 septembre 2010.

Le médecin généraliste de garde, le Dr Guy Bolduc, a procédé à l'accouchement.

Selon ce qu'on peut lire dans la requête introductive d'instance déposée le 29 août en Cour supérieure, le médecin a averti sa patiente durant les poussées que, pour éviter une déchirure, il serait nécessaire de pratiquer une épisiotomie. Cet acte chirurgical consiste à pratiquer une petite incision de quelques centimètres dans le périnée lors de l'expulsion du bébé.

Après la naissance, le médecin a réparé l'épisiotomie ainsi qu'une déchirure interne du vagin.

Le lendemain, le Dr Bolduc conseille à la jeune mère d'éviter les relations sexuelles durant six semaines pour permettre la guérison et éviter des douleurs inutiles.

Selon les prétentions de la requête, la dame et son conjoint tentent d'avoir une relation sexuelle complète en décembre suivant. La pénétration se révèle impossible, allègue la femme.

Au début de 2011, lors d'un examen, un autre médecin constate que, si l'épisiotomie a bien guéri, une bande cicatricielle assez rigide et un rétrécissement du vagin empêchent la pénétration, peut-on lire dans la requête.

La patiente consulte une gynécologue qui prescrit une crème oestrogène vaginale et des exercices de dilatation et de pression.

Chirurgie déclinée

La jeune femme décline la proposition de chirurgie réparatrice et continue des exercices quotidiens avec un dilatateur vaginal.

Un an après l'accouchement, la patiente conserve un «rétrécissement vaginal important», selon la requête, mais réussit à avoir des relations sexuelles avec pénétration, non sans une certaine douleur.

La nouvelle mère soutient dans sa requête que la «mauvaise technique de réparation» du Dr Guy Bolduc a entraîné «une perte de tissus et donc un rétrécissement important, de même qu'une rigidité au niveau vaginal».

En énumérant les dommages qu'elle dit avoir subis, la femme affirme avoir vécu «de la frustration, de l'inquiétude face à la capacité d'avoir des relations sexuelles complètes et des tensions dans le couple».

Elle affirme aussi avoir «des craintes face à une grossesse à venir ainsi qu'une grande déception et du désarroi devant l'inévitable césarienne».

La mère réclame 150 100 $ pour atteinte physique et dommages moraux et son conjoint demande 75 000 $ à titre de dommages moraux.

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